Le business des expos Picasso

Par Christine Coste · L'ŒIL

Le 19 septembre 2013 - 344 mots

Chaque année, « près d’une vingtaine de monographies Picasso dans le monde sont proposées », estime la Picasso Administration.

Un chiffre qui ne connaît ni déflation ni inflation, mais un niveau stable dans la durée et, avec lui, une flopée toujours exponentielle d’ouvrages, de catalogues d’exposition, de matériels pédagogiques, de cartes postales, d’affiches et d’objets en tout genre. Les revenus en droits d’auteur perçus par les héritiers Picasso épousent les flux des ventes. La discrétion sur leurs montants se confond quant à elle avec celle des musées, tout aussi verrouillés quand on aborde la question.

Un coût, mais un retour sur investissement

Quoi qu’il en soit, Picasso est une valeur sûre, une référence absolue qui attire et fait en général son plein d’entrées à chaque rendez-vous donné. Responsables d’institution, pourvoyeurs de subventions et mécènes, jamais à défaut jusqu’à présent, le constatent. « Le public le plus large aime Picasso », témoigne Nina Zimmer, co-commissaire de l’exposition « Les Picasso sont là ! » qui s’est achevée le 21 juillet dernier au Kunstmuseum à Bâle après avoir reçu 120 000 visiteurs, « ce qui est beaucoup pour une ville de 180 000 habitants », souligne-t-elle. À Paris, en 2008-2009, ils furent 783 352 visiteurs pour « Picasso et les maîtres » aux Galeries nationales du Grand Palais qui, pour la première fois, ouvrirent la nuit. Ils furent cependant moins nombreux que pour l’hommage rendu à Claude Monet en 2010-2011 qui, avec 913 064 visiteurs, demeure l’exposition de peinture la plus visitée en France.

Qu’une exposition Picasso soit rentable pour une institution est en revanche une tout autre histoire. Elle ne l’est pas, du moins pas plus. « En valeurs d’assurances et en transport, tout Picasso est hors de prix, y compris la céramique », souligne Bruno Gaudichon, directeur de La Piscine à Roubaix, co-programmateur et co-commissaire de « Picasso : peintre d’objets, objets de peintre » en 2004, « Picasso à l’œuvre, dans l’objectif de David Douglas Duncan » en 2012 et « Picasso céramiste et la Méditerranée » jusqu’au 13 octobre 2013 à Aubagne.

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Cet article a été publié dans L'ŒIL n°661 du 1 octobre 2013, avec le titre suivant : Le business des expos Picasso

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