Mercredi 12 décembre 2018

Les sédiments de Cameron…

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 30 mars 2010 - 132 mots

NICE - Après, l’été dernier, le Centre culturel canadien, à Paris, c’est le Musée Chagall à Nice qui montre le travail d’éric Cameron, l’artiste d’origine anglaise installé depuis 1969 au Canada.

La salle que lui consacre le Musée et son conservateur, Maurice Fréchuret, réunit une série de Thick Paintings (littéralement « peintures épaisses »). Sur des objets familiers (chaussons d’enfants, boîtes de pellicule photo), Cameron procède avec opiniâtreté à un recouvrement de gesso, le plus souvent blanc. Les couches superposées par milliers produisent comme par sédimentation des volumes complexes, tout à la fois hasardeux et gracieux, qui tiennent de la sculpture. La démarche de l’artiste, qui est aussi critique d’art, est portée par une intelligence conceptuelle.

Musée national Marc-Chagall, av. Docteur-Ménard, 06000 Nice, tél. 04 93 53 87 20. Jusqu’au 7 juin.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°322 du 2 avril 2010, avec le titre suivant : Les sédiments de Cameron…

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