Annulation du Centre de conférences internationales de Paris

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 avril 1994

PARIS - Le Centre de conférences internationales de Paris (CCI), quai Branly, projet de l'architecte Francis Soler, ne verra jamais le jour. Le gouvernement en a confirmé l'abandon pour des raisons financières. C'est le 20 mars 1990, que le président François Mitterrand avait retenu la proposition de Francis Soler - "trois écrins de verre"- pour construire un bâtiment accueillant les sommets des chefs d'État, les grandes conférences internationales ou les réunions diplomatiques. Le CCI, qui, avec la Bibliothèque nationale de France, faisait partie des "grands travaux" du second septennat, devait se substituer au Centre de l'avenue Kléber.

Dès son lancement, le projet a subi la contestation d'une association de riverains et de la Ville de Paris, contrariés par la manière à la "hussarde" avec laquelle l'établissement public constructeur menait le chantier. Francis Soler a dû refaire plusieurs fois sa copie. Il a dû en particulier revoir la hauteur des bâtiments, recréer un espace vert exigé par le Plan d'occupation des sols. La date d'ouverture était repoussée de 1995 à 1998. En vain. Le coût du projet - 2,75 milliards de francs - et le budget annuel de fonctionnement du CCI - évalué à 100 millions de francs - ont paru insurmontables au gouvernement d'Edouard Balladur. D'autant plus que la vente de l'immeuble de l'avenue Kléber, qui devait financer la construction du CCI, n'a pas pu être réalisée. Quelque 300 millions de francs ont été dépensés pour ce projet mort né. Il devrait maintenant en coûter 500 millions de francs pour rénover le bâtiment de l'avenue Kléber.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°2 du 1 avril 1994, avec le titre suivant : Annulation du Centre de conférences internationales de Paris

Tous les articles dans Création

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque