Nomination

Pasqualini à Bordeaux

L’artiste dirigera l’école d’art de Bordeaux dès avril avec l’ambition de repenser son positionnement.

BORDEAUX - Il quitte un contexte local difficile pour diriger une école qui avait hâte de retrouver une direction apaisée. Après trois ans d’imbroglio administratif (voir JdA no 460 de juin 2016) suite à l’arrivée contestée de Sonia Criton début 2014 à la tête de l’école supérieure d’enseignement d’art de Bordeaux (EBABX), Dominique Pasqualini a été choisi début janvier pour en devenir le directeur. Cet artiste de 60 ans, membre fondateur du mouvement Information Fiction Publicité (IFP) –  dont une exposition s’ouvrira le 16 mars à la Galerie Perrotin, à Paris – et créateur en 1999 de l’École Média Art Fructidor à Chalon-sur-Saône, prendra ses fonctions à Bordeaux le 1er avril.

De nouveaux partenariats

Outre la reconstruction d’une relation de confiance avec les équipes de l’école, Dominique Pasqualini s’attellera à trois grands chantiers. À l’échelle régionale, il devra orchestrer les rapprochements en cours avec l’École supérieure d’art des Rocailles de Biarritz, l’école d’art de Bayonne (notamment sa classe préparatoire) ou encore l’École supérieure d’art des Pyrénées de Pau-Tarbes. « La période charnière que vivent les écoles d’art en France nous impose de réfléchir en termes de pôles d’excellence régionaux », confirme-t-il. À l’échelle nationale, Bordeaux devra affiner son positionnement, notamment du point de vue de la recherche, comme en témoignent les réserves émises dans son rapport de 2015 – au demeurant bon – par le Haut conseil pour l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Enfin, il lui faudra muscler les partenariats internationaux de l’école.

« À Bordeaux, les attentes sont grandes, mais l’écoute est présente », se réjouit celui qui a souffert d’un désaccord chronique avec sa tutelle à Chalon-sur-Saône ces dernières années. De son côté, l’école Media Art Fructidor ne connaît pas encore son avenir, au sein d’une scène artistique locale également inquiète pour l’avenir du Musée Nicéphore Niepce (voir JdA no 470, janvier 2017).

Légende photo

Dominique Pasqualini. © Photo : Olivier Champagne.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°474 du 3 mars 2017, avec le titre suivant : Pasqualini à Bordeaux

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