Audrey Azoulay entrera en fonction à la tête de l'Unesco mercredi 15 novembre

Par Bénédicte Gattère · lejournaldesarts.fr

Le 14 novembre 2017

PARIS [14.11.17] — L'ex-ministre de la Culture a prêté serment hier lundi en tant que nouvelle directrice générale de l’Unesco avant son entrée en fonction officielle mercredi. Quelques heures auparavant elle était l’invitée de France Inter.

Interviewée par la journaliste Léa Salamé lors de la matinale de France Inter hier lundi 13 novembre, l'ancienne ministre de la Culture qui s’apprêtait à prêter serment pour la direction générale de l'Unesco, a évidemment été interpellé sur le retrait récent des États-Unis. Pour Audrey Azoulay les Etats-Unis ne sont pas « l'alpha et l'oméga de l'Unesco ». « Nous continuerons à travailler – en tout cas ce sera mon souhait - avec la société civile américaine, les universités américaines, les scientifiques américains », assure la directrice de l'Unesco. Elle ajoute que « depuis six ans, les États-Unis ne payaient plus leur contribution ».

Sur la question du budget précisément, elle admet que « l'organisation a perdu des moyens depuis 2011 ». Cependant elle précise que l'Unesco « a cherché des financements extérieurs, d'ailleurs je pense qu'on va continuer à le faire », qu'il s'agisse de fonds publics ou privés. Pour Audrey Azoulay, « on se trompe quand on parle d'abord des financements de l'Unesco, ce qui compte d'abord c'est la mission de l'Unesco, le projet qu'on veut lui donner et ensuite on aura la légitimité pour donner des financements ».

Dans la vision qu'Audrey Azoulay défend, l'Unesco pourrait donner « un visage humain à la mondialisation en agissant sur l'éducation, sur les sciences, sur les libertés, notamment la liberté d'expression et de communication ». Consciente cependant que les missions de l'organisation internationale ne sont pas toujours claires pour le grand public, elle admet « qu’il y a des progrès à faire en termes de pédagogie sur son action ». Elle a également insisté sur la « mission éducatrice » de l'organisation. La promotion de l'égalité homme-femme, qu'elle défend avec conviction, passe par l'éducation. Elle a évoqué les programmes d'éducation dans des pays en reconstruction après des conflits armés qui ont notamment permis l'accès à l'éducation des filles.

L'interview d'Audrey Azoulay était la première interview accordée depuis sa nomination à la direction de l'Unesco validée le 10 novembre par la Conférence générale des 195 membres. Le même jour, dans l'après-midi, elle donnait son discours d'investiture devant les membres de l'organisation, en français d'abord, puis en anglais et en espagnol.

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L'ancienne ministre de la Culture Audrey Azoulay au siège de l'UNESCO à Paris le 10 novembre 2017, après que les Etats membres de l'UNESCO ont approuvé sa nomination à la tête de l'organisation © photo Eric FEFERBERG / AFP

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