Sam Baron, des œuvres qui décoiffent

Par Philippe Piguet · L'ŒIL

Le 1 mars 2003 - 170 mots

De retour l’automne dernier d’une résidence d’artiste à Ilhavo, au Portugal, à l’usine Vista Alegre, l’une des fabriques de porcelaine les plus anciennes du pays, Samuel – alias Sam – Baron a réalisé tout un ensemble de pièces d’une grande beauté. Reprenant à son compte le patrimoine historique des modèles de cette honorable maison, il en a utilisé les formes nues pour faire courir sur leur profil une simple ligne bleue s’amusant à créer d’ingénieux assemblages utilitaires tout en solidarisant certains éléments entre eux. Tel ce chandelier constitué d’un empilement d’assiettes et de plats renversés. Le résultat décoiffe et ne manque pas d’humour. À vingt-six ans, cet ancien étudiant de l’école des Beaux-Arts de Saint-Étienne, qui a fait un postdiplôme à Paris à l’École nationale des arts décoratifs, n’arrête pas une minute. Ce mois-ci, il expose les vingt-huit pièces de sa production portugaise à la boutique Artcodif du musée des Arts décoratifs et part en Italie faire un workshop à Trévise chez Fabbrica. À suivre sur toute la... ligne !

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°545 du 1 mars 2003, avec le titre suivant : Sam Baron, des œuvres qui décoiffent

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