Jeudi 12 décembre 2019

Musée

Nantes joue la carte culture

Par Daphné Bétard · Le Journal des Arts

Le 15 avril 2009 - 420 mots

La ville a donné son feu vert aux travaux de rénovation et d’extension de son Musée des beaux-arts.

NANTES - Deux ans après la fin du colossal chantier de rénovation du château des ducs de Bretagne, Nantes se lance à nouveau dans de grands travaux. Le projet de rénovation et d’agrandissement du Musée des beaux-arts a en effet été validé par le conseil municipal le 3 avril. Un geste fort pour une ville réputée pour son engagement en faveur de la culture en général et des arts plastiques en particulier. L’opération doit démarrer fin 2011 et s’achever en 2013, pour une enveloppe budgétaire estimée à 35 millions d’euros. Inauguré en 1900, agencé autour d’un grand patio central, le musée devrait gagner 6 000 m2 d’espaces supplémentaires – et couvrir ainsi une superficie de 17 000 m2 – en récupérant notamment le garage situé à l’arrière et adjacent au bâtiment. Une extension y sera construite. Il s’agit aussi de créer une liaison avec la chapelle de l’Oratoire – jusque-là utilisée comme lieu d’exposition temporaire isolé – et de récupérer le bâtiment voisin, situé au 14 de la rue Georges-Clemenceau, où sont installés quelques bureaux. L’appel à candidatures a d’ores et déjà été lancé ; l’architecte lauréat du concours doit être désigné au mois de décembre. Le musée doit aussi se doter d’un auditorium (en sous-sol), d’ateliers pédagogiques et, surtout, de nouvelles salles d’exposition permanentes (sur 2 500 m2). Actuellement, il n’expose que 5 % de ses collections contemporaines, une situation à laquelle Blandine Chavanne, nommée à la tête du musée en octobre 2006, veut remédier, notamment pour les créations de l’après-guerre. « Nous avons une dizaine d’artistes auxquels nous pourrons consacrer des salles monographiques. Je pense à Martin Barré, Philippe Thomas ou François Morellet », nous a- t-elle déclaré. On pourrait citer également Gerhard Richter, Helmut Federle, Bernard Frize ou Luc Tuymans, sans oublier des dépôts du Fonds national d’art contemporain (FNAC). Une partie importante d’œuvres qui constituaient un prêt du FNAC ont en effet été attribuées au musée en 2007, faisant entrer dans les collections permanentes Tinguely, Soulages, Martial Raysse, Bill Viola ou Sarkis. « Je souhaite aussi continuer à croiser les collections anciennes et contemporaines. Il n’est pas question de réinventer tout le parcours, mais il y aura inévitablement des raccrochages. Cela dépendra du projet de l’architecte retenu », ajoute Blandine Chavanne. Si la conservatrice n’a pas d’idée arrêtée sur le sujet, elle souhaite aboutir à « un espace de travail extrêmement efficace, pratique et peu mangeur d’énergie ».

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°301 du 17 avril 2009, avec le titre suivant : Nantes joue la carte culture

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