Lundi 10 décembre 2018

Deux questions à

Marie-Françoise Brulé, directrice générale de la SEMA

« Une diversité extraordinaire »

Par Sophie Flouquet · Le Journal des Arts

Le 3 mars 2006 - 328 mots

Marie-Françoise Brulé, directrice générale de la Société d’encouragement aux métiers d’art (SEMA), association d’utilité publique chargée de la promotion des métiers d’art, placée sous la tutelle du ministère délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l’Artisanat, aux Professions libérales.

 La SEMA dispose-t-elle de statistiques pour établir une radiographie de l’artisanat d’art français ?
Le secteur des métiers d’art est d’une diversité extraordinaire, et derrière l’appellation « métiers d’art » se cache une multitude de profils, que l’on commence à appréhender de manière systématique. Pour ce faire, la SEMA a travaillé en étroite collaboration avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA) afin de mettre en place une liste des métiers pouvant prétendre à cette appellation. L’arrêté ministériel pris par Renaud Dutreil [ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, des Professions libérales] le 12 décembre 2003 est un premier outil qui permet aux chambres de métiers d’identifier cette population spécifique. Toutefois, les métiers d’art recouvrent d’autres statuts (professions libérales, par exemple), qu’il conviendra d’étudier afin d’approcher l’exhaustivité. C’est un travail de longue haleine.

Quelle est l’image de l’artisanat d’art français à l’étranger ?
L’artisanat français est reconnu au même titre que la haute gastronomie et la haute couture. Mais, là
encore, tout dépend du type de population, et de pays, dont on parle. S’il s’agit des prescripteurs, cette image est toujours excellente, même s’il existe des fluctuations liées aux grands événements internationaux. Les prescripteurs viennent encore et toujours à Paris chercher les savoir-faire hautement spécialisés des artisans d’art. Je voudrais aussi insister sur un événement récent qui éclaire d’un nouveau jour les rapports des professionnels français et de leurs homologues japonais. Pour la première fois, le Grand Prix de l’exposition internationale de laque d’Ishikawa a été décerné à une professionnelle française, Isabelle Emmerique, qui fait partie de l’association LAC (Laqueurs associés pour la création). C’est d’autant plus remarquable que l’art du laque est bien évidemment une pratique traditionnelle très ancrée au Japon.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°232 du 3 mars 2006, avec le titre suivant : Marie-Françoise Brulé, directrice générale de la SEMA

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