Jeudi 12 décembre 2019

Les enjeux de la corrida dans la peinture

Par Julien Tribut · Le Journal des Arts

Le 4 janvier 2018 - 141 mots

Essai illustré. De Goya à Masson en passant par Manet et Picasso, nombreux ont été les artistes, surtout espagnols, à peindre la tauromachie.

Ce pourrait être un livre de plus sur les multiples représentations que ce spectacle violent, coloré et pour tout dire pittoresque inspire aux peintres, mais il va bien au-delà. Il s’intéresse également au contexte historique et politique espagnol des corridas, alimentant une image plus ou moins flatteuse de l’Espagne. Il n’est ainsi pas étonnant que le franquisme ait récupéré la tauromachie dans sa propagande. Plus loin dans le livre et dans le temps, l’auteur remonte au mythe du minotaure qui renvoie à la sexualité et à la mort. Ces développements inhabituels s’expliquent par le fait que le livre est issu d’une thèse de doctorat, mariant ainsi recherche universitaire et beau-livre dans un ouvrage qui ne manque pas d’intérêt.

Ozvan Bottois, Tauromachie de l’arène à la toile,
Hazan, 330 pages, 59 €.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°492 du 4 janvier 2018, avec le titre suivant : Les enjeux de la corrida dans la peinture

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