Mardi 11 décembre 2018

Les Brèves : L’Institut des hautes études en arts plastiques menacé..

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 novembre 1994 - 652 mots

L’Institut des hautes études en arts plastiques menacé
Conçu par Ponthus Hulten, ancien directeur du Musée national d’art moderne, et créé en 1985 à l’initiative du maire de Paris, Jacques Chirac, l’Institut des hautes études en arts plastiques est menacé de fermeture. La septième session qui devait se tenir cet automne a été reportée au printemps. Les responsables de l’Institut dénoncent “l’arrêt de la subvention octroyée par la Ville de Paris” (3,65 millions de francs en 1993) et l’attitude du ministère de la Culture, qui promet un “subside” de 1,5 million de francs dans la mesure où l’Institut recevrait des contributions extérieures. “La recherche de financement extérieur ne peut que compléter un financement public principal et non se substituer à  celui-ci“, disent-ils. L’Institut des hautes études en arts plastiques organise des séminaires de recherche pour de jeunes plasticiens de toute nationalité.

Décès de Chériff Défraoui
Chériff Défraoui, compagnon et associé de Sylvie Défraoui, est décédé le 29 septembre à Vulfens-le-Chateau (Suisse). Professeurs à l’École supérieure d’art visuel de Genève, Chériff et Sylvie Défraoui ont créé depuis plus de vingt ans une œuvre polymorphe faisant appel à toutes sortes de techniques, notamment la vidéo, qui mettait en situation de crise les images et les messages du monde contemporain. Dénoncer l’illusion n’est pas, dans cette œuvre, une fin en soi, mais sert l’ambition de retrouver dans le brouillage des mots une poétique de l’espace. Les Défraoui ont participé à de nombreuses expositions en Europe, et en particulier à la dernière Documenta de Cassel.

Mort d’Albert Flocon
Le graphiste et graveur Albert Flocon est décédé à Paris alors que l’École nationale supérieure des beaux-arts lui consacre une exposition. Né Albert Mentzel en Allemagne, en 1909, Albert Flocon est élève du Bauhaus de Dessau entre 1927 à 1930, où il travaille avec Albers, Klee, Kandinsky et Schlemmer. Il quitte son pays en 1933, après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, et se fixe à Paris comme graphiste. Il entre dans la résistance, est arrêté par les nazis. Après la guerre, il prend la nationalité française, change son nom, et se met à la gravure. Jusqu’au 6 novembre, 70 travaux graphiques (gravures, burins, linogravures) sont présentés à l’Ensba (13 quai Malaquais 75006 Paris), exprimant une remise en cause de la perspective classique et une franche liberté dans l’usage de la géométrie.

800 millions de francs d’équipements culturels régionaux
L’aménagement culturel du territoire est l’une des priorités affichée par Jacques Toubon. À la suite de la réunion du Comité interministériel du territoire (CIAT), à laquelle participait pour la première fois un ministre de la Culture, il a annoncé la création d’une enveloppe de 800 millions de francs de crédits, à compter de 1995 et pour cinq ans, destinée à de “grands projets régionaux”. “Ce programme doit se substituer progressivement aux grands travaux parisiens qui s’achèvent”, a déclaré Jacques Toubon. La liste, qui comprendrait la construction d’un auditorium à Dijon, la création d’une vallée de l’image entre Beaune et Lyon, une entreprise nationale de création et de formation aux techniques nouvelles, sera connue à la fin de l’année.

Les archives du comte de Flahaut reviennent en France
Les Archives nationales se sont portées acquéreur des archives du comte de Flahaut (1785 - 1870), vendues aux enchères par Christie’s à Londres le 12 octobre. Des crédits du Fonds du Patrimoine et une aide de la Fondation Napoléon ont permis le retour en France de ces quelque 5 000 pièces, d’un intérêt capital pour l’histoire du XIXe siècle. Le comte de Flahaut a occupé dans plusieurs villes d’Europe des fonctions militaires et diplomatiques de première importance. Figure dans cet ensemble une abondante correspondance avec des hommes tels Talleyrand (père naturel de Flahaut), le duc de Morny (fils naturel de Flahaut), le roi Louis de Hollande, Louis-Philippe, Napoléon III, Guizot, Thiers…
Ces documents étaient la propriété des Shelburne, marquis de Lansdowne, descendants de Flahaut par sa fille. Ils ont heureusement décidé de vendre l’ensemble en un seul lot.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°8 du 1 novembre 1994, avec le titre suivant : Les Brèves : L’Institut des hautes études en arts plastiques menacé..

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