Mercredi 20 février 2019

Les Brèves : L’avocat de la Fondation Warhol, Le Musée d’art contemporain de Lyon...

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 avril 1996 - 756 mots

L’avocat de la Fondation Warhol, Edward W. Hayes, vient de perdre 1,35 million de dollars devant la cour d’appel, en février. Il s’était vu octroyer 7,2 millions de dollars par le tribunal de New York en avril 1995. La Cour a jugé que la Fondation Warhol ne devait lui verser que 4,85 millions d’honoraires pour le règlement de l’héritage de l’artiste. À l’origine, ses honoraires avaient été fixés à 2 % de la valeur des biens, mais à la suite d’actions judiciaires, l’ensemble des biens a été évalué 390,09 millions de dollars, soit le double de la valeur estimée par la Fondation. La cour d’appel n’a pas tenu compte de ce chiffre et a décidé que les honoraires de l’avocat étaient trop élevés. Mr Hayes peut faire appel de cette décision.

Le Saint Jérôme dans le désert d’Albrecht Dürer, le dernier tableau de l’artiste encore en mains privées en Grande-Bretagne (lire le JdA n° 23, mars 1996), ne sera pas acheté par le Fitzwilliam Museum. Ses administrateurs ont écarté l’éventualité d’une souscription pour acquérir l’œuvre prêtée au Fitzwilliam, depuis quarante ans, par la famille de Sir Nicholas Bacon. Le National Art Collections Fund s’était engagé à hauteur de 300 000 livres, et l’Heritage Lottery Fund avait officieusement fait savoir qu’il participerait à l’achat, mais Duncan Robinson, directeur du Fitzwilliam, a déclaré qu’en dépit de ces aides, le musée aurait dû trouver au moins 2 millions de livres. Il espère désormais que "la National Gallery réussira à acquérir ce chef-d’œuvre pour la nation."

Le collectionneur américain d’origine autrichienne Serge Sabarsky est décédé à New York le 27 février, à l’âge de 83 ans. Auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’art, Serge Sabarsky a rassemblé une importante collection d’art viennois du début du siècle (Klimt, Schiele…) et d’œuvres de l’Expressionnisme allemand et autrichien. Une exposition "Emil Nolde", au Musée-Galerie de la Seita à Paris, réunit jusqu’au 25 mai un grand nombre d’aquarelles et de gravures de sa collection.

La Fondation Annenberg met en œuvre un programme quinquennal de relance de l’éducation artistique dans les écoles publiques de New York. Cette initiative devrait permettre à des professionnels du monde de l’art d’intervenir dans ces écoles, dont les deux tiers n’avaient aucun professeur d’art ni de musique en 1991, selon les dernières statistiques disponibles. La fondation devrait apporter un tiers du financement, soit 12 millions de dollars sur 36, mais les 24 millions restants devront être trouvés à d’autres sources.

Le Centre photographique d’Île-de-France (CPIF) est confronté à de graves difficultés : après avoir vu son budget amputé de 45 % – passant de 1,9 million de francs en 1995 à 1,05 cette année –, Richard Fournet, son directeur, ainsi qu’une de ses collaboratrices ont été licenciés pour raisons économiques. Jacques Heuclin, maire de Pontault-Combault et président du CPIF, précise néanmoins que le centre ne cessera pas ses activités "pour l’année 1996", en dépit "des rumeurs portant sur son avenir".

Le Musée d’art contemporain de Lyon, récemment inauguré à l’occasion de la Biennale d’art contemporain, a fermé ses portes jusqu’à la fin juin en raison du G7. Le sommet des 7 pays les plus industrialisés, qui se tiendra à Lyon du 27 au 29 juin, occupera les locaux du musée. Les réunions entre chefs d’État auront lieu dans les salles modulables, qui ont été préférées à celle du Palais des congrès, pourtant tout proche et flambant neuf. Seront cependant visibles à l’extérieur du musée des sculptures monumentales – Dubuffet, Moore, Calder… – représentant chaque pays. Par ailleurs, une exposition a été spécialement organisée pour les chefs d’État avec les collections des musées de la région Rhône-Alpes et une sélection d’artistes rhônalpins.

Inaugurée voilà à peine un an, la place des Terreaux dessinée par Daniel Buren et réalisée par l’architecte lyonnais Christian Drevet connaît de graves dysfonctionnements. L’eau abondamment employée pour les 69 fontaines a une fâcheuse tendance à inonder la place et s’infiltrer dans le parking construit en souterrain. Les dalles de granit qui constituent le tramage de la place s’enfoncent ou s’ébrèchent au passage des bus. La place, dont l’aménagement a coûté 24 millions de francs, doit faire l’objet de travaux conservatoires évalués à 900 000 francs, en attendant que ne soit désigné qui de l’architecte ou de l’entrepreneur est responsable de ces malfaçons.

Un tableau de Lucian Freud "coffré" pour dix ans. Devant le refus d’autorisation de sortie du terrritoire britannique, l’acheteur, une collectionneuse américaine, a décidé de mettre au coffre The Painter’s Room, 1943, acheté à Londres, plutôt que de le prêter à un musée anglais (lire le JdA n° 18, octobre 1995).

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°24 du 1 avril 1996, avec le titre suivant : Les Brèves : L’avocat de la Fondation Warhol, Le Musée d’art contemporain de Lyon...

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