Mardi 11 décembre 2018

Londres

Les bonnes recettes des collections royales

Elles dégagent un bénéfice de 4 millions de livres

Le Journal des Arts

Le 1 septembre 1994 - 454 mots

Le premier rapport d’activité de la Fondation des collections royales, publié en juillet dernier, fait état d’excellents bénéfices, qui seront investis dans la reconstruction du château de Windsor et dans la gestion des collections.

LONDRES - Comme le fait remarquer le prince de Galles, président de la Fondation, ce premier rapport constitue "un nouveau départ" pour les collections royales. Les changements les plus remarquables tiennent autant à la publication du bilan et de la marge brute d’autofinancement, qu’à la création des entreprises annexes.

Pour celles-ci, tout a débuté en mars 1993, lorsque la Fondation a décidé de rassembler des fonds : aux droits d’entrée perçus pour l’ouverture exceptionnelle au public de Buckingham Palace sont venus s’ajouter, chose nouvelle aussi, ceux du parc du château de Windsor, ceux du château proprement dit, ceux de la Galerie de la reine, des écuries royales, de Frogmore House et du palais d’Holyrood.

Les bénéfices de cette première année d’exploitation se sont élevés à 4 206 000 livres (environ 35 millions de francs), dont 2 278 000 ont été affectés à la restauration des parties du château de Windsor endommagées par le feu. L’ouverture du palais de Buckingham a permis l’encaissement de 2 256 000 livres, soit 52 % des sommes recueillies par Royal Collection Enterprises. Cela s’explique par un prix d’entrée élevé – 8 livres sterling –, et par le succès de la stratégie de vente des objets annexes, qui ont rapporté 837 000 livres, soit quatre fois plus que celui de la boutique de Windsor, pourtant ouverte toute l’année.

La Fondation est chargée de l’ensemble des problèmes financiers et de conservation. Parmi les administrateurs, on relève, outre les représentants des différents départements, les noms de la duchesse du Devonshire, de Lord Windlesham, criminologiste et président du conseil d’administration du British Museum, de Sir Robert Fellowes, le secrétaire personnel de la reine, et de Sir Shane Blewitt.

La Fondation doit à présent décider de la répartition du revenu de ses activités. Elle s’est fixée pour buts en premier lieu "une conservation efficace" et la mise en œuvre de projets, tels que le récolement de toutes les collections – y compris les livres et les photographies. Cet inventaire devrait être achevé en décembre 1997, le vol récent d’une toile d’Ostade, à Buckingham Palace, suivi de sa restitution, ayant donné un coup d’accélérateur à son exécution.

Selon le prince, la Fondation va veiller "à maintenir les collections à leur plus haut niveau et à trouver un équilibre entre les impératifs de conservation et l’ouverture au public." Afin qu’elles soient mieux appréciées des visiteurs, un soin particulier sera apporté à la présentation et à l’interprétation des œuvres, par le biais de publications et d’expositions dans la Galerie de la reine, notamment.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°6 du 1 septembre 1994, avec le titre suivant : Les bonnes recettes des collections royales

Tous les articles dans Actualités

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque