Vendredi 14 décembre 2018

L’art actuel se mobilise

Dix jours pour (re)découvrir la création contemporaine

Par Philippe Régnier · Le Journal des Arts

Le 18 avril 1997 - 499 mots

Annoncés au congrès de Tours par le ministre de la Culture, Philippe Douste-Blazy, les \"Dix jours de l’art contemporain\" se tiendront finalement du 20 au 30 avril. Malgré l’annonce tardive des dates de la manifestation, près de cinq cents lieux consacrés à l’art contemporain en France proposeront expositions, animations et rencontres.

PARIS - Les Dix jours de l’art contemporain se dérouleront pour la première fois du 20 au 30 avril. Voulue par le ministre, cette manifestation s’inscrit dans les grands événements pilotés par le ministère de la Culture, dans le droit fil de la "Fête de la musique" ou des "Journées du patrimoine". Ces "Dix jours" sont pourtant organisés à point nommé, tant les attaques contre l’art contemporain se sont ravivées depuis quelques semaines (lire nos articles p. 6).

La diversité des expositions et des animations témoignent – et il semble que cela soit nécessaire – de la diversité et du dynamisme de la création dans notre pays. Près de cinq cents lieux, publics ou privés, proposent un vaste panorama artistique, tous styles confondus, ainsi que discussions et rencontres avec les artistes. La liste des manifestations portant le label "Dix jours" met en évidence le rôle actif joué aujourd’hui par la province dans le domaine de l’art actuel. Le chemin parcouru en vingt ans est éloquent, avec vingt-six centres d’art, vingt-trois Frac, cinquante-six écoles d’art, mais aussi les associations et les ateliers d’artistes. Le marché de l’art reste pourtant assez modeste en France, en dehors de Paris. Un certain nombre de galeries de la capitale participent d’ailleurs à ces "Dix jours" en ouvrant leurs portes exceptionnellement le dimanche 20 avril, de 14h à 18h.

Susciter des vocations
Des parcours artistiques sont organisés, notamment à Rouen sur la ligne Métrobus. De Marseille au Crestet, un circuit à bicyclette conduira les amateurs (sportifs) jusqu’à l’exposition de Gérard Traquandi, tandis qu’un parcours initiatique, organisé par le Frac Bourgogne, invitera à la découverte d’œuvres dans différents lieux de Dijon. Des lectures publiques seront données au Musée d’art moderne de Ville­neuve-d’Ascq ou à Reims, au Frac Champagne-Ardennes, en particulier autour du texte de Brancusi, Brancusi contre les États-Unis, et de l’Ursonate de Kurt Schwitters. Un peu partout en France, se tiendront des débats, à l’exemple de "L’art pour quoi dire" au café Le Flessele à Nantes, "Pourquoi collectionner" dans les collèges et lycées du Touquet, ou "L’enga­gement dans l’art" au Centre d’art contemporain de Rueil-Mal­maison, et le 26 avril, à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, un colloque sur le thème "L’art contemporain : ordres et désordres".

Le Domaine de Kerguéhennec présentera trois projets d’I. Arthuis, B. Peinado et D. Walravens, réalisés dans le cadre du programme "Nouveaux commanditaires" de la Fondation de France.
Enfin – et en espérant susciter des vocations –, les écoles d’art de la France entière ouvriront leurs portes au public pendant trois jours, les 28, 29 et 30 avril.

Pour tout renseignement concernant ces manifestations, un Numéro Vert est accessible dès le 19 avril : 0800 33 29 98.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°36 du 18 avril 1997, avec le titre suivant : L’art actuel se mobilise

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