Londres

La Tate franchit la Tamise

Elle occupera en l’an 2000 une ancienne centrale électrique

La Tate Gallery s’agrandit. Elle occupera à partir de l’an 2000, sur la rive sud de la Tamise, une centrale électrique désaffectée. Cette extension sera réservée à l’art international du XXe siècle, tandis que le premier bâtiment sera voué à l’art anglais.

LONDRES - Après le Musée d’Orsay à Paris, aménagé dans une ancienne gare, ou le CAPC à Bordeaux, installé dans d’anciens entrepôts de denrées coloniales, l’agrandissement de la Tate Gallery est un nouvel exemple d’une réutilisation d’un bâtiment industriel par un musée. La Tate va occuper sur Bankside une centrale électrique, de style Art déco, construite en deux étapes, en 1947 et en 1963, par Sir Giles Gilbert Scott, architecte de la cathédrale anglicane de Liverpool.

Désaffectée depuis 1981, la centrale offre 9 290 m2 au sol, une hauteur de 26 m, et 11 000 m2 de sous-sol. Un concours international d’architecture a été lancé fin mai ; le jury devrait annoncer le nom du lauréat à l’automne. Le coût des travaux est estimé à 80 millions de livres sterling, soit environ 700 millions de francs. Pour les financer, la Tate espère obtenir une partie des recettes de la Loterie nationale et des fonds privés. L’inauguration est prévue pour l’an 2 000.

Plutôt que de répartir chronologiquement sa collection sur les deux sites, le directeur de la Tate Gallery, Nicholas Serota a préféré réserver l’ancien bâtiment à l’art anglais, du XVIe siècle à nos jours, et le nouveau à l’art international du XXe siècle. Actuellement la Tate ne peut présenter à Londres (Millbank), et dans ses deux annexes récemment ouvertes à Liverpool et Saint-Ives, que mille œuvres.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°4 du 1 juin 1994, avec le titre suivant : La Tate franchit la Tamise

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