La guerre des toiles

Le Journal des Arts

Le 22 octobre 1999

De Minelli à Pialat, la vie torturée et tumultueuse de Vincent Van Gogh a déjà inspiré de nombreux cinéastes, mais Starry Night (La nuit étoilée) lorgne plutôt vers la science-fiction.

NEW YORK (de notre correspondant). Traitement douteux du sujet pour les uns, pas assez délirant pour les autres, le film de Paul Davids n’a pas fait l’unanimité lors de sa présentation au Festival de Boston. Le script promettait pourtant un grand moment d’histoire de l’art : un des Mangeurs de pommes de terre peints par Van Gogh se révèle être une magicienne dont la potion à base de tubercule permettra à l’artiste de revenir sur terre, un siècle plus tard, auréolé d’une pluie de fleurs. Et nous voici soudain en Californie, où Vincent apparaît sur un char fleuri, au milieu de la Parade des roses, à Pasadena. La suite du film narre les aventures du héros tentant désespérément de faire comprendre à nos contemporains qu’il est l’auteur des Tournesols et autres chefs-d’œuvre. Mais la chose n’est pas aisée, et le Hollandais ressuscité est obligé de voler ses propres toiles afin de financer un foyer pour artistes dans le besoin. “Ce n’est pas juste qu’un artiste soit incompris de son vivant et célébré ensuite. J’ai voulu remettre les choses à leur place”, explique le réalisateur, peintre lui-même. À la recherche de distributeurs, il compte déjà à son actif Roswell, un film sur le crash d’un ovni en 1947, et une biographie filmée de Timothy Leary, le pape du LSD dans les années soixante...

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°91 du 22 octobre 1999, avec le titre suivant : La guerre des toiles

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