Dimanche 22 septembre 2019

Ministère de la Culture

Jacques Toubon veut subventionner "l’innovation"

Le Journal des Arts

Le 1 juillet 1994 - 325 mots

Le Fonds d’intervention culturel, FIC, a été rebaptisé Fonds d’innovation culturel par le ministre de la Culture et de la Francophonie, Jacques Toubon.

Doté d’un budget de 100 millions de francs, il est destiné à aider le financement de projets "innovants", dans les trois domaines jugés prioritaires par le ministère : l’aménagement culturel du territoire, l’élargissement des publics, l’emploi et la formation professionnelle.

Le nouveau FIC prétend appuyer les premiers pas d’un projet qui devra, dès la deuxième année, trouver d’autres sources de financement. En règle générale, la subvention accordée ne dépasse pas 50 % du coût total. Comment un projet peut-il être qualifié "d’innovant" ? Les membres du comité d’orientation qui instruisent les dossiers – 17 personnes, représentant les différentes directions du ministère, sous la présidence du directeur ou du directeur adjoint de Cabinet –, ne semblent pas encore avoir défini de doctrine. Les premiers projets retenus portent plus la marque des trois priorités ministérielles évoquées plus haut que celle d’une véritable innovation. Des subventions ont été accordées à la tournée de deux spectacles dans les écoles navales, ou à des actions de la Maison de la culture de Loire-Atlantique vers le public rural.

Tout particulier, association, ou institution, porteur d’un projet inscrit dans l’un de ces trois champs prioritaires, avec le sentiment d’y apporter du neuf, peut tenter sa chance, assure-t-on au ministère. Il lui suffit de déposer son dossier auprès de la Direction régionale des affaires culturelles de sa région ou des directions centrales du ministère, la Délégation aux arts plastiques par exemple. Ce dossier sera ensuite examiné par la direction spécialisée, qui en évaluera le contenu artistique, avant de le transmettre au secrétariat du FIC, qui tentera de juger son caractère innovant. À défaut d’une véritable doctrine, la direction du développement et des formations a adopté un critère de sélection pragmatique pour les premiers dossiers. "On a rejeté, explique-t-on, tous ceux qui pouvaient être aidés par les procédures ordinaires des directions."

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°5 du 1 juillet 1994, avec le titre suivant : Jacques Toubon veut subventionner "l’innovation"

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