Mardi 18 décembre 2018

Galerie Loevenbruck, humour décalé

Par Marie Maertens · L'ŒIL

Le 1 mars 2004 - 390 mots

Le sens de l’amitié et de l’humour décalé caractérisent les deux dirigeants de cette galerie : Anne Roussel et Hervé Loevenbruck.
Un esprit qu’ils ont insufflé à leur établissement puisqu’ils entretiennent des rapports privilégiés avec leur douzaine d’artistes. Coups de fils journaliers, conseils, aides à la création et à la production font partie de leur quotidien : « On a l’impression d’accompagner des gens qui font de la recherche, finalement on réalise ensemble de la recherche et du développement en art contemporain », résume Hervé. Cette collaboration est possible du fait que ces deux complices ont ouvert leur galerie en 2001, armés d’une solide expérience dans l’art et d’un capital qui permet aux artistes « de réaliser leurs rêves ». Anne était antiquaire avant de partir à New York pour faire de la prospection dans les galeries et Hervé, d’abord collectionneur amateur, était passé au stade de professionnel avant de devenir marchand. Puis le désir de mener un projet commun, des rencontres et la fermeture de la galerie Météo, qu’ils estimaient particulièrement, leur donnent envie de relever le défi. Ils tentent le pari de Saint-Germain : « Quand on parlait de Saint-Germain à l’étranger, personne ne l’associait à l’art contemporain alors qu’aujourd’hui un parcours rive gauche existe avec plus d’une dizaine de galeries. » Artistiquement, la galerie soutient des créateurs qui présentent une singularité, une nouveauté par rapport aux œuvres antérieures et le font notamment avec audace et humour. « Les artistes sont
des gens comme nous qui – très sérieusement – peuvent avoir envie de rire, de produire des choses à première vue amusantes », ou tout au moins décalées et absurdes comme en témoignent les skate-boards en céramique et casques assortis de l’exposition de Bruno Peinado, présentée jusqu’au
13 mars pour fêter les trois ans de la galerie. Parmi d’autres pratiquant l’ironie parfois dérangeante, citons Philippe Mayaux « un génie qui n’est pas compris à son véritable niveau » et Olivier Blanckart « l’année dernière lorsqu’il a exposé à la galerie, aucun artiste n’avait eu autant de presse depuis notre ouverture ! » Un choix d’artistes d’ailleurs « accrédité » par le Palais de Tokyo puisque la galerie était
la plus représentée lors de son inauguration. Comme quoi, on peut manier l’humour avec sérieux !

Galerie Loevenbruck, PARIS, 40 rue de Seine, VIe, tél. 01 53 10 85 68.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°556 du 1 mars 2004, avec le titre suivant : Galerie Loevenbruck, humour décalé

Tous les articles dans Actualités

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque