Vendredi 19 octobre 2018

Fin de règne à Hongkong

La galerie Hanart et le Tsui Museum doivent déménager

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 13 juin 1997 - 356 mots

À quelques jours de la rétrocession de Hongkong à la Chine, le 1er juillet, deux des principaux protagonistes de la scène artistique hongkongaise – la galerie d’art contemporain TZ Hanart et le T.T. Tsui Museum – sont contraints de quitter les lieux qu’ils occupent actuellement.

HONGKONG. Parce qu’ils veulent transformer l’immeuble en succursale bancaire, les propriétaires de l’ancien siège de la Bank of China ont demandé aux locataires de quitter les lieux d’ici la fin de l’été. Selon Johnson Chang, directeur de la galerie d’art contemporain TZ Hanart, celle-ci devrait libérer les espaces qu’elle occupe depuis 1992 avant le début du mois de septembre. Un porte-parole du musée privé d’art chinois créé par le collectionneur milliardaire T.T. Tsui a pour sa part confirmé qu’il devrait déménager en juillet-août, sans avoir à ce jour déterminé un nouveau lieu d’exposition permanent. "L’en­droit idéal" serait le gratte-ciel construit dans la même rue par l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei pour la Bank of China. Une part importante de la collection Tsui – antiquités, jades, porcelaines, verres, mobilier… – a déjà été dispersée cet hiver par Christie’s sous le nom de "Jingguantang Collec­tion". Au mois de novembre à Hongkong, le produit de la première vacation a totalisé 10 millions de livres, et la seconde, en mars à New York, 6,2 millions de dollars. Les observateurs estiment que le collectionneur a accusé de lourdes pertes lors de ces ventes, car il avait récemment acquis nombre de ces pièces à des prix beaucoup plus élevés. Par ailleurs, selon le Sunday Times, des avocats agissant pour le compte du gouvernement hongkongais devraient engager des poursuites à l’encontre de la Rex International Development, une joint-venture fondée en 1982 par T.T. Tsui et un groupe militaro-industriel chinois, la China Northern Industrial Corporation (Norinco). Rex International aurait servi d’intermédiaire dans les activités internationales de Norinco, y compris pour la vente de matériel au Moyen-Orient et la fourniture de conduites en acier à l’Iran. Ce type de condui­tes peut être utilisé notamment pour la fabrication d’explosifs et d’armes chimiques. T.T. Tsui a revendu ses parts de la Rex en 1989, mais son frère en est toujours le directeur.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°40 du 13 juin 1997, avec le titre suivant : Fin de règne à Hongkong

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