Europalia sauvée des eaux

132 000 visiteurs pour l’exposition Horta

Le Journal des Arts

Le 2 novembre 2009

Bilan positif pour Europalia, dont l’avenir semble désormais moins menacé. Reste à définir un concept qui rende compte de l’urgence européenne en cette fin de siècle.

BRUXELLES (de notre correspondant) - Les portes de l’exposition Horta fermées, l’heure est aux bilans, tant il est apparu clairement que le succès de ce festival, limité dans son ensemble, déterminerait l’avenir de la Fondation internationale Europalia. Avec quelque 132 000 visiteurs, l’exposition a tenu ses promesses au-delà des espérances des organisateurs. Le public a répondu en masse et le catalogue, publié par Ludion et Flammarion, s’est bien vendu malgré la forte concurrence sur le sujet. Au terme de la manifestation, Europalia semble sortie du rouge et l’avenir financier de l’institution, que d’aucuns disaient désespéré, autorise de nouveaux projets.

Horta a offert à Europalia un sujet taillé sur mesure pour Bruxelles. Le passage de l’exposition à la ville, la mauvaise conscience que chaque Belge affiche à l’égard du patrimoine d’Horta ont contribué à la dynamique qui a fait, cet automne, de l’exposition du Palais des beaux-arts un point de convergence obligé. Mais au-delà, Europalia a conforté son image de locomotive culturelle. Fait rare en Belgique, la manifestation a été le déclencheur d’événements dans le domaine scientifique, éditorial ou des expositions. Europalia, en tant qu’institution, a prouvé la valeur de son label auprès du grand public en ramenant au Palais des beaux-arts des visiteurs qui, le reste du temps, boudent les expositions qui y sont proposées.

Pour positif qu’il soit, le bilan n’en reste pas moins fragile. Horta était un sujet unique, et Europalia devra faire la preuve d’une maturité nouvelle au terme de son changement de formule. Revenir au pays unique exposé à Bruxelles n’a sans doute plus de sens. Il faut dès lors inventer un concept européen d’exposition qui répondrait aux attentes et aux incertitudes du temps. Europalia existe. Il lui reste à devenir ce qu’elle avait affirmé être : une fête pour consacrer l’idée européenne.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°33 du 1 février 1997, avec le titre suivant : Europalia sauvée des eaux

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