Disneyland, roi de l’audimat

La fréquentation des lieux culturels français (monuments historiques, châteaux, musées) connaît une \"érosion\" ? dont tirent profit les parcs à thèmes comme Disneyland, les aquariums ou les parcs animaliers, selon une étude de l’Observatoire national du tourisme.

PARIS. Disneyland Paris a affiché une fréquentation de 11,7 millions de visiteurs en 1996, tandis que la tour Eiffel en accueillait 5,5 millions et le Musée du Louvre 4,7 millions. Le château de Versailles, qui avait attiré 3,9 millions de visiteurs en 1991, n’en a reçu que 2,9 millions cinq ans plus tard, soit une chute de 25 %. Le château a été “littéralement sinistré par les attentats et les grèves de 1995, et il ne s’est pas encore remis de ce séisme dans sa courbe de fréquentation”, souligne cette étude. Les monuments qui ont vu leur fréquentation continuer à progresser au cours des dernières années – par exemple, le mont Saint-Michel, l’Arc de Triomphe ou le château de Chambord – sont ceux qui ont fait l’objet d’une “politique novatrice de promotion et d’animation”, relève l’Obervatoire. L’étude “démontre l’expansion d’une nouvelle forme d’offre non culturelle”, comme les parcs à thèmes, les aquariums ou les parcs animaliers. Le Futuroscope de Poitiers a reçu 2,8 millions de visiteurs en 1996, le parc Aquaboulevard de Paris 2,2 millions. Ces nouveaux lieux “bénéficient d’un savoir-faire et d’une promotion dynamique qui manque” manifestement aux lieux culturels dont la fréquentation baisse. Bien souvent, les jeunes sont à l’origine de la décision d’aller visiter tel ou tel lieu, et “l’imprégnation télévisée fait manifestement la diffé­rence”, ajoute l’Observatoire, organisme dépendant du secrétariat au Tourisme.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°61 du 22 mai 1998, avec le titre suivant : Disneyland, roi de l’audimat

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