Mercredi 21 février 2018

Des héros de l’âge du bronze à Mike Kelley

Du classique et de l’inédit pour les expositions d’automne

Le Journal des Arts

Le 8 juillet 2008

Avec l’automne revient le temps des grandes expositions : à côté des classiques monographies comme Chardin ou Daumier, la rentrée promet quelques découvertes avec la peinture de Jean-Baptiste Carpeaux, le Classicisme hollandais ou le Brésil baroque. De Mike Kelley, à Grenoble, aux photographies de Bustamante, à Paris, des Champs de la sculpture à la Biennale de Liverpool, l’automne sera aussi contemporain.

Graveur, romancier, diplomate, aventurier, directeur du Louvre et ministre des Arts, collectionneur, Dominique Vivant Denon (1747-1825) semble avoir vécu plusieurs vies. Afin d’en couvrir les différents champs et de rendre ainsi un hommage mérité à l’un de ses fondateurs, le Louvre n’a pas hésité à mobiliser ses trois espaces d’exposition temporaire pour ce qui s’annonce comme l’une des manifestations les plus ambitieuses de l’automne (23 octobre-17 janvier), à laquelle le Musée Condé de Chantilly s’associe. Pionnier dans la redécouverte de l’Égypte antique et familier de l’univers homérique, Denon se serait sans doute passionné pour les chefs-d’œuvre réunis au Grand Palais, pour “L’Europe au temps d’Ulysse, dieux et héros de l’âge du Bronze” (30 septembre-10 janvier). Cette exposition organisée par le Conseil de l’Europe souligne la convergence d’un certain nombre de pratiques, de la Crète minoenne aux sanctuaires rupestres de Carélie, en Finlande. Pour évoquer ce temps qui fut aussi celui de la guerre de Troie, cent cinquante objets seront rassemblés, parmi lesquels l’exceptionnel chariot du soleil de Trundholm, au Danemark, ou de mystérieux cônes d’or, somptueusement ouvragés.

En Chine, le sol continue de livrer des trésors de toutes les époques, dont le public américain pourra découvrir un bel échantillon dans “L’âge d’or de l’archéologie chinoise” à la National Gallery of Art de Washington (19 septembre-2 janvier). La République populaire a prêté environ deux cents œuvres récemment découvertes sur son territoire (céramiques, bronzes, peintures, sculptures…), qui résument plusieurs millénaires d’histoire chinoise, du néolithique à l’époque des Cinq Dynasties, soit de 5000 av. J.-C. à 960 ap. J.-C.

À Paris, au Musée Cernuschi, ce sont des œuvres chinoises venues des États-Unis, et plus particulièrement du Phoenix Art Museum, qui seront présentées dans “Le parfum de l’encre” (24 septembre-30 décembre). Les cinquante-trois peintures mettront en évidence les modes de transmission des traditions sous les Ming (1349-1644) et les Qing (1644-1911), dans le cadre de l’école dite “orthodoxe” (zhengzong).

Si loin, si proche
Sur les rites funéraires et le culte des ancêtres, si prodigues pour les archéologues, le Musée des arts d’Afrique et d’Océanie, à Paris, a imaginé un inattendu rapprochement entre l’Europe et l’Océanie dans “La mort n’en saura rien” (13 octobre-24 janvier), qui confronte des reliques venues des deux continents. Soixante-quatorze objets composeront une sarabande macabre, menant du crâne surmodelé de Papouasie-Nouvelle-Guinée au chef-reliquaire médiéval fabriqué à Limoges.
“Brésil baroque”, au Petit Palais (4 novembre-6 février), explorera une autre dimension du dialogue entre les continents, grâce à plus de trois cents œuvres créées dans cet État sud-américain du XVIIe au début du XIXe siècle. Nourri à l’école de l’art européen, l’art baroque brésilien, voué à la célébration de la religion catholique, propose une relecture des schémas iconographiques et formels, dont la sculpture est sans doute le plus original.

De Charles Quint à Carrache
L’année où Cabral découvre le Brésil (1500) naît à Gand le futur Charles Quint. Sa cité natale a donc choisi de rendre hommage à ce conquérant, qui fut aussi un collectionneur d’œuvres d’art passionné, avec une préférence pour celui qui sut mettre en image la grandeur impériale, Titien.

Washington annonce de son côté les “Dessins d’Annibale Carrache” (26 septembre-2 janvier) à la National Gallery of Art. Lui qui a recueilli l’héritage de la Renaissance et remis à l’honneur le dessin d’après nature, ainsi que l’étude anatomique, est resté dans l’histoire comme l’auteur du décor peint de la galerie Farnèse. Ce chef-d’œuvre, réalisé dans les années 1600, dont l’influence dépassera les frontières et les siècles, sera représenté par une exceptionnelle série d’études pour la composition principale, Le Triomphe de Bacchus. Réaliste mais aussi classique, Annibale Carrache occupait tout le spectre de la peinture. De la même manière, aux Pays-Bas, des peintres souvent associés à une description minutieuse de la réalité ont défendu une conception de l’art toute académique. Le Musée Boijmans van Beuningen, à Rotterdam, dévoilera ainsi “L’Autre Visage du Siècle d’or” (25 septembre-9 janvier), dans l’exposition consacrée au Classicisme hollandais.

De son côté, le Musée Condé de Chantilly poursuit la découverte de sa collection de dessins : après les Italiens vient le tour des Allemands et des Flamands, de Dürer à Rubens. Ces deux immenses artistes, on les retrouve dans la grande décoration murale de Paul Delaroche (1797-1856) à l’École des beaux-arts de Paris, célébrant les gloires de l’histoire de l’art telle qu’on la concevait au XIXe siècle. Le Musée des beaux-arts de Nantes, qui en possède une esquisse, retrace la carrière de Delaroche, célèbre pour ses compositions historiques plus anecdotiques qu’édifiantes.

La peinture au XVIIIe siècle
Après “Watteau et son monde” à la Frick Collection, à New York (19 octobre-9 janvier), vient en France le temps de Louis XV, dont quelques-uns des plus grands peintres sont l’objet d’une rétrospective. Chardin d’abord. Au Grand Palais, les natures mortes, les scènes de genre et les portraits viendront rappeler le talent unique de cet artiste qui se faisait fort de peindre “avec le sentiment”. D’une génération postérieure, Jean-Jacques Bachelier (1724-1806), fort apprécié de la marquise de Pompadour, s’était aussi distingué dans le domaine de la nature morte, où il exploitait l’héritage d’Oudry et de Desportes. Son succès devait lui valoir quelques titres flatteurs, décorateur des bâtiments du Roi et directeur artistique à la manufacture de Sèvres après avoir dirigé les ateliers de Vincennes. Le Musée Lambinet, à Versailles, lui rend hommage du 23 novembre au 20 mars.

Jean-Marc Nattier fut également en son temps un peintre très recherché pour ses talents de portraitiste, toutes les femmes et les jeunes filles de l’aristocratie, souvent déguisées en divinités, souhaitant poser pour lui. Pour faire face à une demande trop pressante, Nattier devait s’égarer dans les formules et les stéréotypes, mais il offrait un miroir séduisant et avantageux aux rombières de l’Ancien Régime. En tout état de cause, le château de Versailles constitue l’écrin idéal pour une rétrospective de son œuvre, lui qui a fait poser toutes les filles de Louis XV (27 octobre-30 janvier).
Si le XVIIIe siècle voit les débuts de la porcelaine en Occident, il marque aussi l’apogée d’une autre technique céramique, la faïence. Rouen, un des principaux centres français de l’époque, s’était distingué par une chatoyante production de faïences historiées, que le Musée des beaux-arts évoquera dans “Peintures et sculptures de faïence au XVIIIe siècle à Rouen” (15 octobre-3 janvier).

Des talents multiples
Pour Chardin, il n’y avait que la peinture, elle seule comptait. D’autres artistes ont en revanche varié les techniques avec un certain génie. Peintre, sculpteur, lithographe, Daumier possédait tous ces talents, mis au service d’un réalisme volontiers moqueur et d’un goût irrépressible pour la caricature. Le Grand Palais annonce une grande rétrospective, avec pas moins de trois cent cinquante numéros (8 octobre-3 janvier), complétée par “Honoré Daumier, scènes de vie, vies de scène”, au Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis (16 septembre-20 décembre).

Quelques groupes spectaculaires comme Ugolin ou La Danse sur la façade de l’Opéra de Paris ont fait de Jean-Baptiste Carpeaux l’un des sculpteurs les plus célèbres du XIXe siècle. “Carpeaux peintre”, au Musée des beaux-arts de Valenciennes (1er octobre-3 janvier), dévoilera une facette méconnue de son travail : esquisses, copies, paysages, natures mortes, mais aussi portraits et autoportraits, autant de toiles montrées pour la première fois de façon autonome, qui composent un pendant plus personnel et plus spontané de son œuvre sculpté. Au XXe siècle, Henri Michaux a trouvé dans le dessin et la peinture le prolongement naturel de sa poésie, leur faisant subir les mêmes violences. “Peindre, composer, écrire : me parcourir”, sous-titre inspiré de l’exposition de la Bibliothèque nationale de France (5 octobre-31 décembre), résume le sens de cette quête forcenée. Le Centre Wallonie-Bruxelles, à Paris, s’associe au centenaire de Michaux, natif de Namur.

Les commémorations sont décidément de bons prétextes, puisqu’à Bruxelles, les Musées royaux des beaux-arts de Belgique célèbrent le cinquantième anniversaire de la mort de James Ensor, dont l’exposition monographique succède aux autres gloires belges de l’art moderne, Magritte, Delvaux… Les trois cents œuvres réunies à cette occasion évoqueront plus particulièrement la période jugée la plus féconde de sa longue carrière, les années 1885-1895, qui voient naître par exemple la provocatrice Entrée du Christ à Bruxelles en 1889.

Le triomphe de la couleur
Amoureux de la couleur, Ensor dut regarder d’un œil bienveillant l’explosion fauve, que le Musée d’art moderne de la Ville de Paris envisagera dans sa dimension européenne pour sa grande exposition d’automne baptisée “Le Fauvisme ou l’épreuve du feu” (28 octobre-27 février). De cette révolution de la couleur, Matisse récoltera les plus beaux fruits, et l’Institut du monde arabe en administrera une nouvelle fois la preuve avec “Matisse et le Maroc”, manifestation inscrite dans le cadre de l’année du Maroc.

Trente ans après l’irruption du Fauvisme, un autre créateur introduit la couleur pure dans un domaine inattendu, le mobilier. Cet homme, c’est Jean Royère, qui, dès les années trente, s’impose comme l’apôtre de la forme libre et annonce une certaine tendance de la décoration intérieure de l’après-guerre. Le Musée des arts décoratifs, à Paris, qui possède un fonds documentaire considérable, lui offre ses espaces du 8 octobre au 30 janvier.

La collection de Roger Thérond
Comment “donner corps au corps social” ? Telle est l’une des questions posées par l’exposition “[corps] social”, organisée par Éric de Chassey à l’École nationale supérieure des beaux-arts (18 septembre - 21 novembre). À travers différents supports, de la peinture à la sculpture, de la photographie à la vidéo, les artistes ici réunis explorent la place de l’individu dans la société, sa présentation et sa représentation, entre le public et le privé, entre la sphère de l’intime et l’art relationnel. Privilégiant les artistes nés entre 1945 et 1973, le commissaire de l’exposition a réuni, entre autres, Ghada Amer, Istvan Balogh, Yves Bélorgey, Fabrice Gigy, Valérie Jouve, Alex Katz, Les Parleuses, Martial Raysse, James Rielly et Djamel Tatah. De son côté, Jean-Marc Bustamante, après ses expositions du printemps à la galerie Daniel Templon et chez Nathalie Obadia, présente un grand nombre d’œuvres au Centre national de la photographie (8 septembre - 1er novembre). La série Something is missing, composée de soixante-dix photographies, est particulièrement bien représentée ; c’est un ensemble de clichés pris dans des villes comme Buenos Aires ou Jérusalem dans lequel ces cités sont à peine reconnaissables. D’autres séries, telles les Ouvertures, Lumières, les Cyprès ou les Tableaux, complètent ce tour d’horizon de la production photographique du Français.

Les collectionneurs de photographies sont rares en France, Roger Thérond est l’un d’eux. Le patron de Paris Match, quelques mois avant de quitter ses fonctions, expose une sélection de deux cent quarante images réparties en quinze thèmes, “qui sont autant un hommage à la photographie française que le reflet des passions du collectionneur”, selon Anne de Mondenard, commissaire de l’exposition à la Maison européenne de la photographie (6 octobre-9 janvier). Huit marines de Gustave Le Gray réalisées à Sète vont ouvrir un parcours dont les “primitifs” des années 1850 (Baldus, Bisson, Durandelle, Charles Nègre…) et le Surréalisme sont les axes principaux. Ainsi, l’exposition se clôturera avec un hommage particulier à Man Ray, artiste majeur pour Roger Thérond, comme Lartigue ou Tabard.

Des biennales de Sélestat à Liverpool
“Mon profond narcissisme me conduit à aimer l’échec dans les œuvres d’art. Dans la mesure où l’art est essentiellement à mes yeux une remise en question de l’ordre, toute œuvre d’art doit presque nécessairement contenir quelque chose qui en nie la validité. Aussi, l’œuvre dit-elle avoir une sorte de dysfonctionnement, ou du moins un semblant de dysfonctionnement”, a déclaré Mike Kelley en 1991 pour “Lieux communs, figures singulières”. Cet automne, le Magasin de Grenoble organise la première grande exposition en France de l’Américain (17 octobre- 16 janvier). Pour l’occasion, il réalisera une œuvre inédite de huit mètres de large et dix-huit de long. Cette pièce, titrée provisoirement Test Room Containing Multiple Stimuli Known to Elicit Curiosity and Manipulatory Responses, comprend notamment une cage d’acier et une passerelle d’observation en hauteur. Dans le même temps, le Musée d’art contemporain de Lyon exposera l’intégralité des performances de Marina Abramovic et de Ulay (21 octobre-21 novembre). À l’origine filmées en 8 mm et super-8, les images viennent d’être transférées sur vidéodisques. Le musée offre également une rétrospective de l’œuvre de Jean-Olivier Hucleux, en particulier un important ensemble de ses portraits, parfois réalisés à partir de documents photographiques (21 octobre-16 janvier).

La rue des Chevaliers, l’arsenal Saint-Hilaire, la rue du Sel, l’église Sainte-Foy ou l’espace Gilbert Estève accueillent une nouvelle édition de la Biennale d’art contemporain “Selest’Art” (19 septembre-17 octobre). La ville du Bas-Rhin donne cette année rendez-vous à une vingtaine d’artistes sur le thème de la “Reconquête du paysage”. Les œuvres de B.P., Daniel Buren, Marion Galut, Bernard Lallemand, Lucy Orta, Yan Pei-Ming, Denis Pondruel ou Georges Rousse baliseront ainsi un parcours dans lequel s’intègrent les commandes publiques de Sarkis et de Marc Couturier déjà réalisées à Sélestat. Une autre Biennale d’art contemporain se tient cette année à Liverpool (24 septembre-7 novembre), en partenariat avec la Tate Gallery de Liverpool, la Walker Art Gallery ou l’Open Eye Gallery. L’exposition principale, “Trace”, réunira plus de soixante artistes originaires de vingt-cinq pays. Les œuvres des Français Pïerre Huyghe, Thomas Lanfranchi, Claude Lévêque, Sophie Ristelhueber et Pierrick Sorin côtoieront celles des Anglais Mélanie Counsell, Stephen Willats et Jane & Louise Wilson, du Polonais Miroslaw Balka, du Canadien Stan Douglas, des Allemands Reinhard Mucha et Peter Zimmerman, du Brésilien Vik Muniz, Ernesto Neto et Miguel Rio Branco, des Américains Allan Sekula et Adrian Piper, de la Colombienne Doris Salcedo, de l’Autrichien Erwin Wurm et des Suisses Roman Signer et Annelies Strba.

Toujours en Angleterre, la Whitechapel Art Gallery, à Londres, propose la première exposition majeure en Grande-Bretagne du travail d’Alighiero e Boetti (15 septembre-7 novembre). La manifestation réunira quarante de ses pièces les plus importantes. Cette sélection comprend notamment des tapisseries immenses et des sculptures lyriques. Au même moment en Suisse, Ugo Rondinone présente à la Kunsthaus Glarus, sur plus de 750 m2, une nouvelle série de pièces, peintures, vidéo, photographies, sculptures et créations sonores (10 septembre-21 novembre). L’exposition sera ensuite présentée en décembre à la Galerie für Zeitgenössische Kunst de Leipzig. Enfin, l’Art Institute de Chicago offrira l’une des plus grandes expositions de Bill Viola jamais organisée (16 octobre-9 janvier). Seront ainsi rassemblés quatorze installations et vingt-deux vidéos, dessins et carnets de croquis qui retraceront vingt-cinq ans de carrière de l’artiste.

Les Champs de la sculpture n°2

Les Champs-Elysées avaient accueilli en 1996 un important ensemble de sculptures que d’aucuns avaient trouvé bien conventionnel. Pour la deuxième édition des “Champs de la sculpture�?, le choix s’est porté sur des artistes plus jeunes, puisque les créations s’étendent sur une période allant des années soixante à nos jours. La sélection est également plus internationale et comprend des créations d’artistes des cinq continents. Il s’en suit une liste impressionnante de près de cinquante créateurs, de Daniel Buren à Lawrence Weiner, d’Anthony Cragg, Peter Downsbrough, Raymond Hains, Ilya Kabakov à Nam June Paik, de Panamarenko, Penone, Pistoletto, Jean-Pierre Raynaud à Ulrich Rückriem, George Segal, Jessica Stockholder ou Henk Visch. Certains, comme Mohamed El Baz, Dani Karavan, Kcho, Katsuhito Nishikawa, Jaume Plensa, Rober Racine, réaliseront même des œuvres spécialement pour l’occasion. Quant à Alain Kirili, il a tout bonnement dû réactualiser sa sculpture Improvisation, 1992-1999, installée aux abords de l’université de Dijon, dont ne subsistaient sur place que des fragments. Rendez-vous sur les Champs-Elysées du 15 septembre au 14 novembre.

Côte Ouest

De septembre à janvier, la côte Ouest des États-Unis sera vraiment à l’heure française. Après avoir été invités en France par l’Association française d’action artistique (Afaa), des conservateurs de différentes institutions de l’Ouest américain ont programmé des expositions d’artistes hexagonaux. Cet ensemble de manifestations constitue certainement la plus importante opération artistique montée par un pays étranger aux États-Unis. Une vingtaine d’institutions réparties dans neuf villes – du nord au sud : Seattle, Portland, San Francisco, Berkeley, Santa Barbara, Los Angeles, Santa Monica, Pasadena et San Diego – accueilleront les œuvres d’artistes tels Marie-Ange Guilleminot, Pierre Huyghe, Tania Mouraud, Bertrand Lavier, Daniel Buren, Ghada Amer, Valery Grancher, Rébecca Bournigault ou Matthieu Laurette.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°87 du 27 août 1999, avec le titre suivant : Des héros de l’âge du bronze à Mike Kelley

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