Dimanche 16 janvier 2022

Claire-Jeanne Jézéquel - Éloge de la déconstruction

Par Philippe Piguet · L'ŒIL

Le 15 mai 2012 - 295 mots

Du mur au sol en passant sur un tréteau, on serait tenté de dire que les sculptures en bois découpé de Claire-Jeanne Jézéquel, ça rampe.

C’est précisément le titre quelque peu trivial, sinon objectif, qu’elle a donné à cette série. Une façon de ne pas s’embarrasser d’une quelconque glose et de préférer traduire en une formule lapidaire ce qu’il en est visuellement de l’état physique de l’œuvre. Née en 1965 à Fontenay-aux-Roses, entrée à la Villa Arson à Nice pour étudier le design d’espace, Claire-Jeanne Jézéquel, qui n’avait pas pour ambition de faire de l’art, s’est rendue à l’évidence qu’il ne pouvait en être autrement. C’est donc avec un diplôme en art qu’elle est sortie de l’école niçoise voilà une bonne vingtaine d’années et c’est en tant qu’artiste plasticienne qu’elle a été pensionnaire à la Villa Médicis au début des années 1990.

Depuis lors, l’artiste n’a eu de cesse de multiplier les cas d’espèce de la sculpture employant des matériaux rudimentaires, développant un vocabulaire de formes abstraites, dessinées, déchirées ou fracassées, les installant dans l’espace dans une relation sensible au lieu de leur monstration. Sa démarche a à voir avec l’art minimal de ses aînés, mais au regard de notions comme la fragilité, l’instabilité, la tension, l’écart, le passage. Si elle revendique le concept de « forme ouverte », c’est parce que l’idée de fragment lui importe pour ce que « le travail de l’art, c’est inclure la déconstruction, plutôt qu’un travail positif d’affirmation ».

Biographie

1965
Naissance à Fontenay-aux-Roses.

1988
Diplômée de la Villa Arson à Nice.

1992
Pensionnaire à la Villa Médicis à Rome.

1998
Exposition au Centre d’art contemporain de Vassivière, dans le Limousin.

2001
Elle reçoit la bourse d’art monumental d’Ivry-sur-Seine.

2012
Claire-Jeanne Jézéquel est représentée par la Galerie Jean Fournier, Paris-7

Claire-Jeanne Jézéquel expose avec Martin Barré, Alexander Calder, Pierre Tual… du 12 mai au 16 septembre aux Tanneries et à la galerie Agart, à Amilly (45).

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°647 du 1 juin 2012, avec le titre suivant : Claire-Jeanne Jézéquel - Éloge de la déconstruction

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