Biennale de Lyon en baisse, Documenta en hausse

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 22 septembre 2009

Avec 78 029 visiteurs, contre 130 000 en 1995, 89 000 en 1993 et 79 000 lors de sa première édition en 1991, la 4e Biennale d’art contemporain de Lyon, qui s’est tenue du 9 juillet au 24 septembre, a enregistré un net recul de fréquentation, tandis que la Documenta de Cassel affichait un nouveau record avec 630 000 visiteurs.

LYON. L’adjoint à la Culture à la mairie de Lyon, Denis Trouxe, a souligné lors d’une conférence de presse qu’il s’agissait de la première Biennale d’été à Lyon. "Ce déplacement de dates a radicalement changé la structure du public" : la fréquentation des Lyonnais a diminué, celle des étrangers a été multipliée par quatre par rapport à 1995, avec 21 % de visiteurs étrangers, parmi lesquels de nombreux Suisses, Allemands et Belges. Harald Szeemann, commissaire de l’exposition, "parfaitement satisfait du point de vue artistique", a estimé que "du point de vue du public, on savait dès le départ qu’il aurait mieux valu faire la Biennale en hiver". Sur le plan financier, la Biennale a enregistré 2,1 millions de francs de recettes, un montant égal à celui de 1995, dû notamment à une hausse du tarif d’entrée. Le coût total de la manifestation a été de 17,5 millions de francs, répartis entre la Ville de Lyon, l’État, le Conseil régional et le partenariat privé. De son côté, la Xe Documenta de Cassel (21 juin-28 septembre), qualifiée de "triomphe" par Catherine David, sa directrice artistique, a enregistré un nouveau record avec un peu plus de 630 000 visiteurs, contre 609 000 en 1992. "Pour être populaire, il n’est pas nécessaire de verser dans le populisme", a-t-elle commenté. La XIe Documenta aura lieu en 2002.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°45 du 10 octobre 1997, avec le titre suivant : Biennale de Lyon en baisse, Documenta en hausse

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