Israël - Diplomatie culturelle - Unesco

Après les États-Unis, Israël de retour à l’Unesco ?

Par Louise Wagon · lejournaldesarts.fr

Le 3 août 2023 - 306 mots

ISRAËL

Israël évoque un retour au sein de l’Unesco, qu’il avait quitté en 2017, en même temps que les États-Unis. 

Eli Cohen, ministre des affaires étrangères israélien, 2017. © Ofir Abe
Eli Cohen, ministre des affaires étrangères israélien, 2017.
© Ofir Abe.

Après l’avoir quitté en 2017, l’État d’Israël envisage son retour au sein de l’Unesco, quelques semaines seulement après celui des États-Unis. Le 19 juillet, Eli Cohen, le ministre des Affaires étrangères israélien, a rendu visite à la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azouley, une visite durant laquelle Eli Cohen a « évoqué la question du retour d’Israël à l’Unesco »

Israël s’était retiré de l’organisation en 2017, alors que les États-Unis sous la présidence de Donald Trump, accusaient l’Unesco de « parti-pris anti-israélien ». Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait justifié ce retrait en déclarant que « l’Unesco est devenue le théâtre de l’absurde où l’on déforme l’histoire au lieu de la préserver », soulignant que « depuis 2009, l’Unesco a fait voter 71 résolutions condamnant Israël contre 2 pour l’ensemble des autres pays dans le monde »

En juillet 2017, la décision de l’Unesco d’inscrire la vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en péril en caractérisant la ville, en Cisjordanie occupée, comme ville palestinienne, avait suscité la colère d’Israël. Cette décision avait été perçue comme une provocation par Israël, qui revendique une présence juive dans la ville depuis 4 000 ans. Aujourd’hui Hébron abrite quelques centaines de Juifs entourés de 200 000 Palestiniens. 

Les retraits israélien et américain étaient effectifs depuis décembre 2017. Les États-Unis, grand allié d’Israël, avaient déjà pris ses distances avec l’Unesco en 2011, lorsque l’organisation a admis la Palestine parmi ses États membres. 

En juillet 2023, Washington est redevenu pleinement membre de l’ONG, à la condition pour les États-Unis de payer des arriérés de plus de 600 millions de dollars (550 millions d’euros). Ce retour s’inscrit dans la volonté américaine d’affirmer son influence à l’intérieur de l’institution, dans un contexte général de rivalité croissante avec la Chine. 

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