Vendredi 25 septembre 2020

Musée

Shanghai se dote de deux nouveaux musées

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 3 octobre 2012 - 463 mots

SHANGHAI (CHINE) [03.10.12] – La capitale économique chinoise a inauguré lundi 1er octobre deux nouveaux musées : le Musée des Arts de Chine situé dans l’ancien pavillon de l’exposition universelle de 2010 et le Musée d’art contemporain localisé dans l’ex-pavillon du futur. Ce dernier accueille en son sein, la 9e édition de la Biennale d’art contemporain de Shanghai, inaugurée lundi également.

Dans la droite lignée de New York et de son MoMA , de Paris et de son Centre Pompidou , puis de la capitale britannique et de sa Tate Modern – respectivement inaugurés en 1929, 1977 et 2000 - Shanghai veut entrer à son tour dans la cour des grandes villes d’art avec son tout nouveau premier musée d’art contemporain inauguré lundi, au sein de ladite « Power Station of Art ». Une ancienne usine électrique aux volumes gigantesques, datée de 1897, reconvertie à l’occasion de l’exposition universelle de 2010 en « pavillon du futur ».

Pour accompagner les premiers pas du musée dans le cadre de cette 9e Biennale d’art contemporain, deux artistes de renommée internationale montrent la création française : le pluridisciplinaire Jean-Michel Bruyères présente « Suspension de Congrès » tandis que la photographe-performeuse Sophie Calle dévoile deux installations décalées et prégnantes de vulnérabilité : The Last image et Voir la mer.

Si le collectif parisien « Lucy Jorge Orta » a pour habitude de traiter de questions environnementales comme en témoignent trois de leurs œuvres exposées - Orta Water Purification Factory, Nexus Architecture, Antartica World Passport Delivery Village - le collectif « Société Réaliste », lui, préfère l’économie expérimentale. Et enfin, dans une toute autre veine mais toute aussi conceptuelle, les artistes de « Claire Fontaine » présentent une réplique d’une enseigne en néon de la maison de la culture de Pripiat (ville ukrainienne évacuée suite à la catastrophe de Tchernobyl).

Les collections du Musée des Arts de la Chine – pourvu de 27 salles d’exposition s’étalant sur une surface de 64 000 m2 – sont plus classiques et nationales. Presque entièrement dédié à l’art moderne chinois, le musée ne consacre en son premier étage que quelques salles à des œuvres provenant d’institutions culturelles phares de l’étranger. A ce jour : une peinture de Rembrandt et une seconde de Johannes Vermeer y ont été tout droit importées du Rijksmuseum (Amsterdam). Au mois de novembre, des pièces provenant du Musée d’Orsay – dans le cadre d’une exposition intitulée « Miller, Courbet and Naturalism in France » - devraient y être présentées.

Une rétrospective Andy Warhol est prévue pour le mois d’avril 2013, pour succéder à la Biennale, dans les toutes nouvelles salles du « Power Station of Art ».

Preuve supplémentaire des ambitions culturelles de la capitale économique chinoise : Shanghai envisage l’ouverture de 16 autres musées à l’horizon 2015.

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Le pavillon de la Chine de l'Exposition universelle, futur Musée des Arts de Chine- © Photo Lucia Wang - 2010 - Licence CC BY-SA 2.0

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