Mardi 10 décembre 2019

Musée

Ouverture du tombeau

Montaigne repose-t-il bien au musée d'Aquitaine de Bordeaux ?

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 19 novembre 2019 - 328 mots

BORDEAUX

Le tombeau de Michel de Montaigne (1533-1592), au musée d'Aquitaine à Bordeaux, va être ouvert cette semaine pour s'assurer que le philosophe humaniste, dont la dépouille a beaucoup voyagé, y repose bien, a annoncé lundi la mairie.

Le cénotaphe de Montaigne au musée d'Aquitaine de Bordeaux. © Photo F. David/Mairie de Bordeaux, 2016, CC
Le cénotaphe de Montaigne au musée d'Aquitaine de Bordeaux.
Photo F.David/Mairie de Bordeaux, 2016

"Pour lever les doutes, une opération de fouille archéologique est lancée du 18 au 22 novembre 2019, à l'emplacement du tombeau de Michel de Montaigne, dans les sous-sols du musée d'Aquitaine de Bordeaux", a précisé dans un communiqué la ville, qui devrait révéler dès mercredi les toutes premières découvertes.

Les recherches sont supervisées par un comité scientifique composé d'historiens, d'archéo-anthropologues et d'une paléo-généticienne, les études comprenant notamment l'examen du tombeau, des recherches d'archives et l'analyse génétique des restes osseux.

En 1593, le cercueil de Montaigne est installé dans la chapelle du couvent des Feuillants, situé à l'emplacement de l'actuel musée d'Aquitaine. En 1802, ce couvent fait place au lycée Royal, dont la chapelle abrite le cercueil jusqu'en 1871, date à laquelle le lycée est détruit par un incendie. Les restes de Montaigne sont alors transportés au dépositoire du cimetière de la Chartreuse, à Bordeaux. En 1886, nouveau transfert des ossements présumés qui reviennent au site initial, devenu entre-temps la faculté des Lettres et des Sciences, et aujourd'hui le musée d'Aquitaine. Depuis lors, de sérieux doutes subsistent et, pour en avoir le cœur net, deux petits trous ont été percés l'an dernier dans le tombeau présumé du philosophe.

A l'intérieur, une mini caméra a permis de voir que le caveau contenait un cercueil de bois, des ossements humains et une plaque de cuivre doré, où est gravé le nom de Michel de Montaigne. "Ces indices sérieux ont suffi à réactiver la grande curiosité des spécialistes, déterminés à résoudre les interrogations : identification de l'occupant du cercueil, du crâne placé dans la partie inférieure du tombeau et histoire de la sépulture", explique la ville, dont Montaigne fut maire de 1581 à 1585.

 Cet article a été publié par l'AFP le 18 novembre 2019. 

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