Mercredi 19 décembre 2018

Peinture ancienne

Paris Tableau renaît à Bruxelles

Par Marie Potard · Le Journal des Arts

Le 18 janvier 2017 - 358 mots

Le salon Paris Tableau, disparu en novembre 2015 à la suite de sa fusion avec la Biennale des antiquaires, s’exporte en Belgique en juin.

BRUXELLES - Depuis que le salon Paris Tableau, consacré à la peinture ancienne, s’était rallié à la Biennale des antiquaires, en septembre 2016, certains des membres fondateurs se désespéraient de ne plus pouvoir utiliser le label à la suite de l’accord conclu avec le SNA (Syndicat national des antiquaires), organisateur de la Biennale. En effet, ce contrat stipule que le salon, né en 2011, ne pourra pas se tenir à Paris et ce, pendant trois ans. Cet accord ne s’appliquant qu’à Paris, les organisateurs ont décidé de faire vivre la manifestation à l’étranger et ont choisi Bruxelles. Aussi, le salon se tiendra du 8 au 11 juin prochain dans la capitale belge à La Patinoire Royale. Le bâtiment dispose d’un espace d’environ 1 200 m2 situé à proximité de l’avenue Louise, l’artère chic de la ville dans le quartier Saint-Gilles, un secteur davantage centré sur l’art contemporain. C’est un moment de l’année particulièrement riche en événements pour la ville puisqu’elle accueille déjà, aux mêmes dates mais dans le quartier plus central du Sablon, la manifestation « Cultures », dévolue aux arts premiers, arts d’Asie et à l’archéologie. « Cet événement bruxellois va nous permettre de garder la marque “Paris Tableau”. Nous avons choisi Bruxelles car il y a un vrai potentiel local, avec de nombreux collectionneurs belges. À New York, il y a déjà Tefaf et Londres est saturé d’événements. Mais nous n’excluons pas d’organiser la manifestation dans d’autres villes », explique le marchand en tableaux anciens Maurizio Canesso, président du salon. « Pour le moment, nous n’avons pas prévu de revenir en France à l’issue des trois ans », poursuit-il.

Une vingtaine d’exposants
La manifestation accueillera une vingtaine d’exposants comme c’était déjà le cas au palais Brongniart à Paris, mais les stands seront plus petits. Pour l’heure, si tous n’ont pas confirmé leur participation,  on y verra des galeries belges qui n’y avaient encore jamais exposé. À l’inverse, certains marchands parisiens, présents depuis le début, ne seront pas de la partie, comme Éric Coatalem.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°471 du 20 janvier 2017, avec le titre suivant : Paris Tableau renaît à Bruxelles

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