Samedi 5 décembre 2020

Visions photographiques

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 8 décembre 2010 - 242 mots

PARIS - Deux ans après sa première exposition consacrée à la «Â photographie non-objective », la galerie Thessa Herold, à Paris, reprend cette même thématique autour des travaux d’une quarantaine de photographes du XXe siècle.

Le champ d’exploration de l’accrochage vise les images non identifiables résultant « soit de la décision du photographe qui a voulu délibérément ignorer la réalité ou la transformer par une manipulation, soit de l’altération du sujet devenu méconnaissable du fait par exemple de l’agrandissement d’un détail de la prise de vue, sans qu’il y ait nécessairement volonté du photographe de rendre le résultat “non-objectif” », peut-on lire dans le catalogue. Au chapitre des photographies « scientifiques », sont à découvrir les clichés lunaires des frères Henry, les microphotographies de plantes d’August Kreyenkamp et les volutes de fumées d’Harold Edgerton. Les photogrammes de Raoul Hausmann et de Man Ray et les « schadographies » de Christian Schad illustrent la partie liée à Dada et au surréalisme. Le Bauhaus et la Nouvelle Vision sont représentés par les rythmogrammes de Heinrich Heidersberger, les photogrammes de Moholy-Nagy ou encore les travaux expérimentaux de Peter Keetman sur les gouttes d’eau irisées. Tandis que Lucien Clergue et Hiroshi Sugimoto incarnent une nouvelle approche du motif, Pierre Cordier, Adam Füss et Sébastien Reuzé manipulent et mettent en scène. Les épreuves sont à vendre dans une fourchette de prix allant de 800 à 60 000 euros (pour Man Ray).

« Un monde non-objectif en photographie II », jusqu’au 3 février, Galerie Thessa Herold, 7, rue de Thorigny, 75003 Paris, tél. 01 42 78 78 68.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°251 du 19 janvier 2007, avec le titre suivant : Visions photographiques

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