Un tour des Galeries : Turin, Milan, Bologne, Rome, Naples…

Le Journal des Arts

Le 30 juin 2010

TURIN - Eva Menzio de Turin est la première galerie à se souvenir de la naissance de Osvaldo Licini, figure-clé de la peinture abstraite ; elle expose, durant tout le mois de mars des œuvres des années 30 aux années 50. Ce choix met en évidence dans sa peinture le passage de la phase géométrique concrète au lyrisme abstrait des œuvres de la maturité, sous l’influence des artistes rassemblés par Milione, la célèbre galerie milanaise, Fontana, Rho, Reggiani et Soldani.

Mattia Moreni, avant son installation à Antibes et jusqu’au début des années 50, a joué un rôle moteur auprès des artistes turinois de la génération qui le suivait, engagés dans le courant de l’informel néo-naturaliste. La galerie Martano offre une rétrospective de son travail à partir du 15 mars, Moreni revient dans la ville qui vit ses débuts, ses œuvres néocubistes et figuratives des années 70, ainsi que des toiles plus récentes seront exposées.

Taga, galerie milanaise, jusqu’au 15 mars, en même temps que la rétrospective de la Galerie nationale d’art moderne de Rome, consacre à Mario Sironi une mini rétrospective qui inclut des œuvres de la période futuriste et des paysages aux montagnes plus tardifs ; naturellement, l’impasse n’est pas faite sur ses visions de la périphérie urbaine qui constituent la période la plus connue de Sironi, artiste pendant longtemps oublié par la critique et le marché à cause de son adhésion au fascisme ; il participe à l’exposition "La Ville" du Centre Pompidou.

Venise, ville de la Biennale, ne se distingue pourtant pas toujours par des initiatives d’actualité. Elle dément partiellement cette constatation en accueillant, à partir du 19 mars, un artiste de la génération de "Post-Human". Il s’agit de Karen Kilimnik, dont les travaux inédits montrés au Capricorne tournent autour de thèmes habituels de la névrose de destruction.

À Bologne, on retrouve les artistes connus, avec une exposition dans la galerie Spazia, consacrée à Gianni Colombo, tenant du courant optique et cinétique dans les années 60. Du 12 mars au 12 avril, Forni accueille des œuvres récentes de Pietro Ruggeri, peintre informel de la première heure.

La galerie de Naples Lia Romma a suivi les principales recherches d’avant-garde de ces dernières vingt années. Une rétrospective sur le travail de la galerie réunit des œuvres de l’Arte povera (Paolini, Merz, Zorio, Pistoletto, Kounellis, Pascali), des œuvres d’Art and Language, du néo-géo (Peter Halley), du néo-expressionnisme (Kiefer) et du néo-minimalisme avec Steinbach, Dan Graham et Cindy Sherman, sans oublier Burri, De Dominicis, Kosuth ni le couple parfait, Gilbert et Georges dans un parcours intitulé les Constantes de l’art.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°1 du 1 mars 1994, avec le titre suivant : Un tour des Galeries : Turin, Milan, Bologne, Rome, Naples…

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