Tapisseries interactives

Bernard Blondeel innove avec un cédérom

Le Journal des Arts

Le 30 janvier 1998

Grâce à la galerie Blondeel-Deroyan, spécialisée dans les tapisseries, le multimédia prend son essor dans le monde des antiquaires. Un cédérom présentant la collection de la galerie vient d’être mis au point afin de remplacer les catalogues traditionnels, et aussi dans l’espoir de conquérir de nouveaux clients. Une partie de son contenu enrichira bientôt le site Internet des deux marchands.

PARIS - Si l’innovation stimule la croissance – un fait reconnu en économie –, son extension à l’univers conservateur des antiquaires est pour le moins inattendue. La conception d’un cédérom par la galerie Blondeel-Deroyan a ni plus ni moins pour objet de remplacer les traditionnels catalogues.
Moins cher à presser, plus facile à transporter, les avantages sont nombreux, à condition bien sûr que les clients soient équipés. De plus, les coûts de mise à jour sont largement inférieurs à ceux d’un imprimé : presser 1 000 exemplaires coûte 10 000 francs. Ce cédérom, qui présente quarante tapisseries de la collection de Bernard Blondeel, sera en démonstration à la galerie, sur les foires – à Maastricht prochainement –, et il sera offert aux clients. Mais “rien ne remplace une visite à la galerie, et c’est d’abord une invitation à y venir”, précise l’antiquaire. Une commercialisation n’est pas envisagée, mais elle n’est pas exclue si le cédérom rencontre un écho favorable et si un distributeur se propose. Pressé à 3 000 exemplaires (1 000 en français, autant en anglais et en espagnol), il a été conçu par la société Kiwi, dont c’est la première réalisation. Démarrée l’été dernier, sa réalisation a été achevée en trois mois seulement, pour un budget de 300 000 francs, “le prix d’un salon comme Maastricht”, re­marque Bernard Blondeel.

Ce cédérom est “conçu pour découvrir tous les aspects de la tapisserie du XVe au XVIIIe siècle”, explique-t-il. La présentation technique offre une première voie de navigation dans cette vaste histoire : grâce à des images vidéo, la complexité des méthodes de réalisation s’appréhende plus facilement. Mais l’objet principal reste la présentation des pièces de la collection ; plusieurs choix sont possibles : par époque, par thème et par dimensions. L’utilisateur peut naviguer à l’intérieur de chaque tapisserie et en apprécier tous les détails, ce qu’il ne fait pas forcément face à l’œuvre. Ces fonctions sont complétées par un glossaire et une bibliographie.

Une grande partie de ces informations et photos seront intégrées au site Internet de la galerie (www.
galerie-blondeel- deroyan.fr), les animations en moins pour éviter un chargement trop long. L’In­ternet possède un avantage sur le cédérom : les amateurs de tapisseries, aussi éloignés soient-ils géographiquement, pourront avoir connaissance à la fois de la galerie et de sa collection. Un atout important pour développer une clientèle internationale.

Tapisseries, fresques mobiles du Nord, cédérom en consultation à la galerie Blondeel-Deroyan, 11 rue de Lille, 75007 Paris, tél. 01 49 27 96 22.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°53 du 30 janvier 1998, avec le titre suivant : Tapisseries interactives

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