Samedi 28 novembre 2020

Paris

Sur les murs de l’Atelier A

La Galerie parisienne présente une sélection de sérigraphies rarement montrées

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 20 juin 2011 - 399 mots

PARIS - Installée depuis quatre ans dans le Carré Rive Gauche, à Paris, la Galerie parisienne vend des meubles et objets d’artistes des années 1960-1970, à l’instar des créations de l’Atelier A, fondé en 1969 par le peintre François Arnal et le critique d’art Pierre Restany.

Sont présentés des tabourets Z et tables basses Texas de la série « fil », en fils d’acier couleur, par Arnal ; des chandeliers à deux branches formées d’un tuyau flexible en métal chromé, toujours d’Arnal, ou encore un fauteuil « fesses » en polyester noir de Roy Adzak, édité en 1992 à 30 exemplaires d’après un prototype de 1971 conçu en 1970 pour l’Atelier A. Ce mobilier sert de décor à l’exposition principale portant sur une sélection de sérigraphies assez rares, diffusées par l’Atelier A. « Face au foisonnement d’artistes ayant participé à l’aventure fulgurante de l’Atelier A, notre choix s’est délibérément porté non sur les poids lourds de l’art, mais sur des travaux tout aussi important émanant d’artistes plus confidentiels tels Nikos, Filippo Panseca, Antoni Miralda ou Chryssa Romanos », précise Sébastien Moinet Bechar, codirecteur de la galerie avec Emmanuelle Chassard.  

Cendrier fétiche
Quelque peu oublié en France, Filippo Panseca est toujours mentionné dans l’enseignement universitaire en Italie. Si son projet imaginé au-dessus du Vésuve n’a jamais vu le jour, cette utopie a donné lieu à une étonnante série de six sérigraphies Vésuve (1972), éditée à 20 exemplaires. Le cratère du volcan y est comparé à un cendrier, objet fétiche des artistes de l’Atelier A. Un projet pour cendrier est à l’origine d’une série de sérigraphies intitulée Tombeaux des généraux par l’artiste espagnol Antoni Miralda, connu pour son travail sculptural à partir de petits soldats en plastique. Protégé par Iris Clert, Roy Adzak a décliné des Profils polychromes en série. Nikos représentait sur ses tableaux des silhouettes en noir et blanc dans la boutique d’Yves Saint Laurent, dont il était proche. Dans ses sérigraphies, l’artiste reprend ce travail en couleur. Le thème de la silhouette est également au cœur de la production sérigraphique de Lourdes Castro, comme de ses meubles, bibliothèques et fauteuils « Ombres chinoises ». Arnal est représenté par des Bombardements, soit des planches en noir et blanc aux formes évanescentes d’une tête de loup, d’un cheval au galop ou des silhouettes de Fred Astaire et Ginger Rogers.  

ATELIER A

Nombre de sérigraphies : 30

Prix : 500 euros pièce

Atelier A. Sérigraphies

Jusqu’au 23 juillet, La Galerie parisienne, 30, rue de Lille, 75007 Paris, du lundi au samedi 14h30-19h, tél. 01 42 65 49 60, www.lagalerieparisienne.fr

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°350 du 24 juin 2011, avec le titre suivant : Sur les murs de l’Atelier A

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque