Mercredi 19 décembre 2018

Artbrussels

Prime à la jeunesse

Le Journal des Arts

Le 16 avril 2004 - 480 mots

La foire d’art contemporain de Bruxelles attire toujours un pourcentage élevé de participants étrangers.

 BRUXELLES - La 22e édition d’artbrussels qui s’est déroulée du 1er au 5 avril a accueilli 32 000 visiteurs. Cent quarante-cinq galeries avaient été retenues par le comité de sélection de la foire composé cette année des Belges Albert Baronian, Jo Coucke et Rodolphe Janssen, des Allemandes Elena Buchmann et Elga Conrads, de l’Italien Massimo Minini, de la Française Nathalie Obadia et de la Néerlandaise Tanya Rumpff. À l’image de son comité, la sélection était internationale. Ainsi, près de trois quarts des galeries venaient de l’étranger, avec une forte concentration de participations françaises (29 galeries dont celles de Jean Brolly, Ghislaine Hussenot, Daniel Lelong, Nathalie Obadia, Daniel Templon), allemandes (21 exposants parmi lesquels Buchmann, Conrads, Johnen Schöttle), italiennes (12 stands dont celui de Continua et celui de Massimo Minini) et autrichiennes (8 participants, dont Ursula Krinsinger). Avec ses 41 stands, la Belgique est bien entendu le pays le mieux représenté, encore que quelques galeries de qualité aient boudé l’événement. Si l’on ne vit pas cette année de galeries « stars » de Londres, de Zurich ou de New York, à l’exception notable de Barbara Gladstone, quelques jeunes galeries prospectives comme Maccarone et D’Amelio Terras, toutes deux installées à Chelsea, ont contribué à donner au salon un caractère un peu branché.

Continuer à rajeunir
Fidèle à lui-même, le salon s’est profilé comme une foire d’art contemporain de qualité accessible au plus grand nombre. Peu de pièces muséales, peu d’œuvres très importantes (à tout le moins selon les critères du jour), mais un vaste choix d’œuvres aptes à séduire, sinon les grands collectionneurs, certainement les amateurs d’art actuel. En effet, pour qui ne souhaite pas consacrer un budget important à une acquisition, artbrussels semble le lieu idéal. Preuve de cette tendance : le fait que la plupart des transactions semblent s’être situées sous la barre des 10 000 euros. Artbrussels se caractérise également par la plus grande discrétion de l’art moderne, quasiment absent, et ce au profit de la création récente. De nombreux jeunes artistes trouvent d’ailleurs à Bruxelles une première plate-forme, notamment par le biais d’un one-man-show.
Si le niveau des ventes semble ne pas avoir été à la hauteur des espérances de certains galeristes, la foire bruxelloise en a contenté une majorité et les plus importants d’entre eux en feraient partie. Et c’est heureux car c’est sans doute ce qui les décidera à revenir l’an prochain. Cela dit, pour tenir le cap d’un salon d’art résolument contemporain, artbrussels devra sans doute continuer à rajeunir les rangs des participants et tenter d’attirer ceux qui, par leur programme prospectif, sont les plus susceptibles de solliciter les collectionneurs. Enfin, si le nombre de visiteurs étrangers a un peu augmenté cette année, il devra encore croître, car seulement un peu plus d’un visiteur sur cinq est venu cette année de l’étranger.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°191 du 16 avril 2004, avec le titre suivant : Prime à la jeunesse

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