Vendredi 19 octobre 2018

Premiers résultats

Parmentier, Jules Renard, George Sand…

Le Journal des Arts

Le 1 mars 1997 - 437 mots

Janvier a vu fleurir les ventes d’ouvrages anciens et modernes à Drouot.

PARIS - Antoine-Augustin Parmentier n’a pas déçu. La dispersion de la bibliothèque gourmande d’Alain Huchet, organisée par l’étude Piasa le 29 janvier, a séduit de nombreux bibliophiles, notamment français, italiens et suisses. Le produit vendu s’élève à 566 500 francs, légèrement inférieur aux 636 000 francs attendus. Une première édition du Traité de la Châtaigne de 1780, du "savant apothicaire", estimée 6 000 à 6 500 francs, s’est envolée à 13 500 francs. Et l’Avis aux bonnes ménagères des villes et des campagnes sur la meilleure Manière de faire leur Pain, estimé 3 000 francs, a piqué la curiosité d’un collectionneur européen jusqu’à 29 000 francs ! La Bibliothèque nationale a préempté une première édition (1810) de L’art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales, de François Appert, à 10 000 francs.

La vente d’ouvrages dadaïstes et surréalistes proposée par Me Re­naud le 24 janvier a également suscité un large engouement et enregistré un total de 1,3 million de francs. L’enchère la plus importante, 135 000 francs (pour une estimation de 150 000 francs), est allée à la collection complète de huit numéros de la revue Dada dirigée par Tristan Tzara, dont le n° 8, Dada intirol au grand air, est illustré par Max Ernst et Arp. Estimée 40 000 francs, une édition originale de Belle du seigneur d’Albert Cohen, publiée chez Gallimard en 1968 et reliée par Jean de Gonet, s’est vendue 58 000 francs. Pour 36 000 francs, la Biblio­thè­que nationale a acquis le n° 2 de la revue The Blind Man, avec des textes de Arensberg, Mirna Loy et Picabia, estimé 30 000 francs.

Le 25 avril, Me Renaud récidive avec une vente d’autographes et de manuscrits littéraires du XVIIe au XXe siècle, dont il espère 3 à 4 millions de francs. Au menu, un manuscrit de premier jet de Flaubert pour le Voyage en Orient (80-100 000 francs), un manuscrit de Zola intitulé Hommage à Alphonse Daudet (20-25 000 francs) et une lettre de Frédéric II à Voltaire (40-50 000 francs). Me Loudmer se montre satisfait de la dispersion de la collection Seligmann, le 30 janvier, qui a totalisé 979 000 francs. Une édition originale de L’Écornifleur de Jules Renard, publiée à Paris en 1892, a doublé son estimation à 40 000 francs, tandis qu’une autre des Amours jaunes de Tristan Corbière, Paris, 1873, est partie à 16 500 francs, contre une estimation de 8 000 francs. Enfin, le Satiricon de Pétrone, illustré par André Derain en 1951, estimé 10 000 francs, a fait 16 000 francs.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°34 du 1 mars 1997, avec le titre suivant : Premiers résultats

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