Mardi 10 décembre 2019

Phillips s’installe

Son siège new-yorkais a été réaménagé

Le Journal des Arts

Le 29 juin 2001 - 365 mots

Désireuse de moderniser son image de marque, Phillips a entrepris le réaménagement de son siège new-yorkais qu’elle a confié à l’architecte français Patrick Mauger.

NEW YORK (de notre correspondante) - Classée au troisième rang des grandes maisons de vente internationales, Phillips a engagé la rénovation de son nouveau siège new-yorkais, situé à l’angle de la 5e avenue et de la 57e rue. Directrice du marketing international au sein de la société, Katell Le Bourhis a été chargée de moderniser l’image de la maison de vente. “Lorsque nous avons signé le bail en novembre et pris possession des lieux en janvier, nous n’avions toujours pas reçu les autorisations délivrées par le New York City Buildings Department, mais nous savions déjà quelle stratégie adopter afin de pouvoir organiser les ventes de mai dans nos nouveaux locaux”, explique l’ancienne conservatrice du Musée des arts de la mode à Paris. Pour ce bâtiment d’environ 5 500 m2 construit en 1947 par Adoph Lanchen Muller, autrefois siège de la Greenwich Savings Bank, Katell Le Bourhis a choisi l’architecte Patrick Mauger. Spécialisé dans l’architecture des musées, galeries d’art et salles de spectacles, ce Français âgé de trente-neuf ans a déjà réalisé le Musée de Normandie à Caen et un institut archéologique dans le nord de la Jordanie. Il a également assisté Jean-Michel Wilmotte lors de l’aménagement de l’aile Richelieu du Louvre en 1993. “Concevoir une maison de vente est une affaire complexe car le bâtiment ne doit jamais étouffer l’art qu’il abrite, ajoute-t-elle. Tout en rappelant que nous existons depuis le XVIIIe siècle, le design doit aussi montrer que nous sommes devenus une entreprise moderne.” Commencés en janvier, les travaux sont allés bon train et la façade de grès arbore désormais le nom de la maison de vente en lettres ciselées, encadré de drapeaux bleu foncé. “Je voulais qu’on se sente chez soi, dans un environnement intime, préservé et luxueux”, a déclaré Patrick Mauger. Si ce dernier a dessiné le mobilier mariant verrerie soufflée française et bois de sycomore clair, l’éclairage est signé Herves Descottes, ingénieur de Manhattan. Les locaux de Phillips sur la 79e rue, qui accueillaient autrefois un garage, serviront dorénavant au stockage des œuvres et au service photographique.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°130 du 29 juin 2001, avec le titre suivant : Phillips s’installe

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