Dimanche 22 juillet 2018

Morceaux choisis - SVV Binoche

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 3 août 2007 - 476 mots

Le commissaire-priseur parisien présente sa vente de prestige et de belle décoration à la fin du mois de janvier.

PARIS - Janvier n’est pas un mois propice aux grandes ventes. Pourtant, pour la deuxième année consécutive, Jean-Claude Binoche présente une sélection de pièces importantes afin, selon ses termes, de « rassasier les collectionneurs ». Si le succès a été au rendez-vous l’an dernier en dépit de la période creuse, c’est que « collectionner est une vraie drogue ». La vente, principalement alimentée en mobilier grâce au fonds important d’un ancien antiquaire, est un mélange de lots prestigieux et de pièces de grande décoration estimés raisonnablement, le tout présenté dans un catalogue luxueux. En vedette de la section tableaux moderne, 1900, Rue d’Avignon, une toile peinte par Picasso à l’âge de 19 ans, et qui aborde ici le thème des demoiselles de la rue d’Avignon avant leur « cubisation ». Le tableau est estimé 800 000 euros à 1 million d’euros. Notons aussi une peinture de 1935 signée Dufy, Langres, la route bleue ou la faucheuse, estimée 80 000 euros ; une gouache de Léger de 1938, L’Araignée noire, estimée 60 000 euros, ainsi qu’un rare bronze, estimé 130 000 euros, représentant une tête de Gavroche sur un socle en marbre et réalisé en 1882 par le sculpteur Medardo Rosso. Pour les objets d’art, on retiendra un rare nécessaire de voyage du XVIIIe en vermeil dans son écrin en cuir, complet et en bon état, attribué à deux orfèvres de Strasbourg et estimé 50 000 euros ; une paire d’appliques du XVIIIe comportant un miroir dans un encadrement en vermeil attribué à un orfèvre d’Augsbourg et modestement estimée 15 000 euros, ou encore un superbe écran de cheminée en bronze finement ciselé et doré d’époque Louis XVI, « objet introuvable » estimé seulement 8 000 euros. Trois petites tables du XVIIIe siècle sont à apprécier: une table de salon de forme ovale estampillée Topino à décor de chinoiseries, estimée 30 000 euros ; un autre modèle de forme tambour du même ébéniste, estimé 15 000 euros, et une table ovale en acajou massif portant la marque distinguée « Riesener ébéniste du roi 16 à l’arsenal », estimée 25 000 euros. D’autres pièces fabuleuses complètent cette sélection, tels une paire de petits canapés d’angle d’époque Louis XV ; une paire de chaises en acajou à dossier renversé dites « à la turque » d’époque Directoire, ou encore un ensemble très décoratif de boiseries d’alcôve du XVIIIe attribuées à Toussaint Foliot.

TABLEAUX ANCIENS & MODERNES, MOBILIER & OBJETS D’ART

Vente le 29 janvier à 14 h 30 à Drouot, 9, rue Drouot, 75009 Paris, SVV Binoche et SVV Renaud-Giquello, tél. 01 47 42 78 01 ; exposition privée jusqu’au 25 janvier au 5, rue La Boétie, 75008 Paris, expositions publiques : le 27 décembre 11h-18h et le 28 décembre 11h-12h

TABLEAUX ANCIENS & MODERNES, MOBILIER & OBJETS D’ART

- Experts : René Millet et Gérard Auguier (tableaux anciens), Cécile Ritzenthaler (tableaux XIXe), Bruno et Patrick de Bayser (dessins), Cabinet Serret-Portier (orfèvrerie), Guillaume Dillée (meubles et objets d’art) - Estimation : 2 millions d’euros - Nombre de lots : 120

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°251 du 19 janvier 2007, avec le titre suivant : Morceaux choisis - SVV Binoche

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