Dimanche 18 février 2018

Le Symev change de tête

Jean-Pierre Osenat prend la suite d’Hervé Poulain

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 13 novembre 2007

Jean-Pierre Osenat, commissaire-priseur
à Fontainebleau, est le nouveau président du Syndicat national des maisons de ventes volontaires (Symev).
Il succède à Hervé Poulain, son fondateur, qui en a démissionné. Jean-Pierre Osenat entend pousuivre la ligne directrice de son prédécesseur.

PARIS - À l’occasion du conseil d’administration du Syndicat national des maisons de ventes volontaires (Symev) qui s’est tenu le 17 septembre, Hervé Poulain, président et fondateur du Symev, a remis sa démission. Le commissaire-priseur, à présent entièrement absorbé par ses activités au sein du groupe Artcurial, a estimé avoir en deux ans rempli sa mission, en fédérant les professionnels autour d’un organisme représentatif, légitime et pérenne. “Hervé Poulain est parvenu à réunir en deux ans près de 80 % de la profession sur la base de cotisations volontaires, admire Jean-Pierre Osenat, son successeur à la tête du Symev. Nous lui devons énormément. Le syndicat n’existerait pas sans lui.” Membre fondateur du Symev, d’abord trésorier puis vice-président, Jean-Pierre Osenat, commissaire-priseur à Fontainebleau depuis 1976 et président de la Chambre des commissaires-priseurs de la région parisienne depuis quatre ans, reprend avec aise les dossiers du syndicat. “Les orientations du Symev sont avant tout celles qui ont été initiées, déclare-t-il. La priorité est que chacun puisse se retrouver au sein du syndicat.” Il se dit lui-même “à la croisée des chemins, loin des luttes intestines” souvent propres à son milieu. “Notre profession est très individualiste. Les adhérents ne sont souvent d’accord sur rien !”, constate-t-il. Il semble pourtant l’homme de la situation pour maintenir l’unité du Symev :”Je n’ai ni une grosse ni une petite société de ventes. Pour les Parisiens, je suis un provincial, et pour mes confrères de province, je reste un Parisien.” Il assurera désormais le suivi des chantiers en cours comme la création d’un observatoire économique de la profession, la transposition en droit français de la directive européenne sur le droit de suite ou encore la participation au financement de la sécurité sociale des artistes. “Il s’agit aussi de s’occuper de particularismes à l’exemple des problèmes d’assurance et de la caution bancaire, qui reste une surcharge et un frein économique injustifiés.”
Après avoir, sous l’ère Poulain, contenu le Conseil des ventes dans le strict respect des compétences qui lui sont dévolues par la loi, le Symev prône aujourd’hui “la politique de la main tendue” envers ce dernier. Enfin, la mise en place d’une charte de qualité de service aux clients est aussi à l’ordre du jour. “C’est l’engagement des professionnels afin de promouvoir le système français des ventes aux enchères. Parce que la transparence des prix est un procédé de vente très efficace, les ventes aux enchères publiques ne peuvent que se développer. Et même si le patrimoine français tend à s’amenuiser, les commissaires-priseurs doivent faire preuve d’imagination pour devenir attractifs.”

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°178 du 10 octobre 2003, avec le titre suivant : Le Symev change de tête

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