Mardi 18 décembre 2018

Art contemporain

Le rendez-vous de Bruxelles

Par Olivier Michelon · Le Journal des Arts

Le 2 avril 2004 - 451 mots

 BRUXELLES - La vingt-deuxième édition d’Art Brussels qui a ouvert ses portes le 1er avril n’est certainement pas la plus grande des foires européennes mais elle est une date importante pour nombre de collectionneurs. « Bruxelles se place dans un bon calendrier, la FIAC est l’événement du second semestre, Bruxelles celui du premier. La plupart des amateurs français viennent en Belgique à cette occasion », explique Jean Brolly (Paris) qui, pour sa première participation à la foire, présente un aperçu des artistes de la galerie (Adam Adach, Andreas Dobler, Nicolas Chardon, Pierre Savatier, Rainier Lericolais…). Traditionnellement, Art Brussels a toujours attiré les Français. Sur 145 galeries présentes, 41 sont belges et 29 françaises, même si les Allemands sont aussi très présents (21). Un équilibre qui correspond finalement assez bien au public de la foire. « Bien sûr, il y a les collectionneurs belges, note Nathalie Obadia (Paris). Mais aussi les Français, les Allemands, les Anglais. Bruxelles est très bien situé eet joue très bien son rôle de foire de demi-saison. Elle est spécialisée dans le contemporain et le “contemporain classique”. De taille assez modeste, elle s’insère bien entre les grosses manifestations que sont Cologne et Bâle. » Membre du comité d’organisation de la foire, la galeriste a composé un stand destiné à un public français et étranger, notamment avec une toile d’Albert Oehlen, un travail inédit de Pascal Pinaud et des œuvres de Wim Delvoye. « J’encourage mes collègues à participer, les prix sont incitatifs. C’est une foire où les ventes ne sont pas immédiates mais qui donne une très grande visibilité. L’an passé, j’ai peu vendu sur place, mais tout dans les trois mois qui ont suivi », poursuit-elle.
À l’inverse de la FIAC, Art Brussels n’est pas une foire grand public, elle est plutôt destinée à une clientèle d’initiés, ce qui plaît aux collectionneurs comme aux galeristes. Les premiers y trouvent un programme VIP sur mesure, les seconds un aspect plus intime, « plus cosy », ose Guy Bärtschi. Le Genevois, qui en est à sa sixième participation, vante l’aspect sympathique de la manifestation. Outre un stand comprenant des œuvres de Karel Appel, Jan Fabre, Nan Goldin ou Ernest Pignon-Ernest, il tire parti d’un espace supplémentaire de 25 m2, consacré à une vidéo et des photographies de Javier Pérez. Cette formule d’un espace « one-man-show » attenant aux stands des galeries est une des particularités de la foire. Parmi les 25 artistes en bénéficiant figurent Werner Reiterer (La Maison de Marijke Schreurs, Bruxelles), Stéphane Calais (Aliceday, Bruxelles), Rosilene Luduvico (Zink & Gegner, Munich) et Casey Reas (Chromosome, Berlin).

ART BRUSSELS 2004

Jusqu’au 5 avril, Brussels Expo, Hall 3 & 4, place de Belgique, Bruxelles, 12h-20h, 12h-22h le lundi 5 avril, www.artbrussels.be

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°190 du 2 avril 2004, avec le titre suivant : Le rendez-vous de Bruxelles

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