Mardi 10 décembre 2019

Galerie

La galerie suédoise Andréhn-Schiptjenko s’installe à Paris 

Par Alexia Lanta Maestrati · lejournaldesarts.fr

Le 30 mai 2019 - 325 mots

PARIS

Spécialisée en art contemporain, l’enseigne a inauguré sa première antenne hors Suède dans le Marais vendredi dernier.

Linder, Vidal Relief (détail), 2018, galerie Andréhn-Schiptjenko
Linder, Vidal Relief (détail), 2018, photomontage, 40 x 34.5 cm
© Galerie Andréhn-Schiptjenko

Les directrices et fondatrices de la galerie Andréhn-Schiptjenko, Ciléne Andréhn et Marina Schiptjenko, préparaient leur projet d’implantation à Paris depuis près de deux ans. Une fois l’espace trouvé, dans une ancienne boutique au cœur du Marais entre les galeries Perrotin et Thaddaeus Ropac, les deux partenaires se sont lancées et ont ouvert leur nouvelle enseigne parisienne vendredi 24 mai. 

« Il y a beaucoup de galeries à Londres, Hong Kong et New York qui sont intéressantes pour le marché. Mais pour le cadre institutionnel, et l’amour et le respect de l‘art, je pense que Paris n’a pas d’égal » explique Ciléne Andréhn dans un français impeccable. Les directrices souhaitent un lieu « petit et personnel »

Sous le nom de Project Space, l’espace, doté de 50 m2, propose un programme différent de celui de la galerie de Stockholm. Conservant cependant la ligne conceptuelle de la galerie, l’antenne parisienne organisera 6 à 7 expositions par an, entre artistes de la galerie et nouveaux artistes. L’exposition inaugurale est consacrée aux collages de l’artiste britannique Linder. Suivront des monographies de l’Américain Brad Kahlhamer et de la Suédoise Elisabeth Frieberg

Fondée en 1991 à Stockholm, la galerie a rapidement pris une dimension internationale en participant dès 1998 à Art Basel, puis aux autres grandes foires tels que l’Armory Show à New York, Art Basel Miami et Hong Kong et la Fiac. La Suède « est un petit pays, et avec le programme que nous avons, composé à moitié d’artistes suédois et à moitié d’artistes étrangers, nous ne pouvons pas survivre à Stockholm » explique Ciléne Andréhn. Les galeristes ont choisi Paris, pour se rapprocher des collectionneurs, « français mais aussi des Anglais, des Allemands, des Italiens ou ceux du Moyen orient. Car ils viennent tous à Paris » commente la directrice. 

L'Institut Suédois leur a donné carte blanche pour un cycle d'expositions. 

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