Mardi 10 décembre 2019

La foire Art Brussels fête sa vingtième édition

La manifestation la plus importante du plat pays accueille cent quarante galeries internationales

Le Journal des Arts

Le 19 avril 2002 - 744 mots

Du 2 au 6 mai, la foire d’art contemporain de Bruxelles ouvre ses portes dans les palais 3 et 4 de Brussels Expo. Cent quarante galeries sont attendues, dont 70 % viennent de l’étranger (avec toutefois une forte concentration des pays limitrophes de la Belgique). La manifestation, créée en 1968 sous le nom de « Foire d’art actuel » – il s’agit de l’une des plus anciennes d’Europe –, s’internationalise depuis sa reprise en 1997 par une organisation de salons professionnelle.

BRUXELLES - Sélectionnées par un nouveau comité international composé des Belges Baronian, Hufkens et Couke, de l’Allemand Conrads et du Suisse Buchmann, de la Grecque Camhi, de l’Américain Chang, de l’Italien Minini et de la Néerlandaise Rumpff, les cent quarante galeries seront réparties en trois sections : les galeries d’art, les “One-man Shows” et les “Young Galleries”. Avec peu de considération pour l’art moderne (à quelques exceptions près), Art Brussels se veut résolument contemporaine et l’on peut déjà s’imaginer sans difficulté qu’à l’instar des années précédentes la photographie sera omniprésente pour cette vingtième édition. Ce ne sont pas non plus les quelques galeries par trop régionales qui encombrent certaines allées latérales qui viendront gâcher le plaisir d’une sélection qui s’annonce de belle qualité.

Les galeries françaises toujours présentes
La Belgique est, pour l’occasion, représentée par l’essentiel de ses marchands d’art contemporain les plus importants. Parmi ceux-ci figurent les stands de Xavier Hufkens, d’Albert Baronian, de Christine & Isy Brachot, de Micheline Szwajcer, de Rodolphe Janssen, d’André Simoens, de Patrick De Brock, d’Alain Noirhomme, de la galerie Taché-Lévy, d’Aeroplastics ou encore de Maurice Keitelman. Art Brussels pouvait se flatter l’an passé d’accueillir pour la première fois la galerie Hauser & Wirth (Zurich) qui revient ce mois de mai, sans doute satisfaite de cette première expérience bruxelloise. Les galeries Buchmann et Guy Bartschi compléteront la représentation suisse. Pour la France, bien présente, se retrouveront les galeries Xippas, Sollertis ou encore Thaddaeus Ropac. Quant à Anne de Villepoix, qui participait elle aussi pour la première fois l’an dernier, elle boude cette année la manifestation, de même que Daniel Templon, la galerie de France et la galerie Durand-Dessert. D’Allemagne, l’on découvrira cette année les accrochages des galeries Johnen Schöttle, Arndt & Partner, Contemporary Fine Arts, Conrads, Michael Janssen, Michael Sturm ainsi que de la galerie Tanit. Les Pays-Bas seront représentés par Tanya Rumpff et Fons Welters tandis que l’Autriche sera présente avec Krizinger et Academia. Parmi les galeries italiennes incontournables, signalons Massimo Minini et Continua et, pour la Grèce, les galeries Rebecca Cahmi et Bernier/Eliades. Enfin, terminons par le Portugal et la présence de Modulo, ainsi que par les États-Unis, dont le seul représentant de grand intérêt est Patrick Painter. Quant au Royaume-Uni, sa participation est faible, avec trois marchands seulement, les galeries londoniennes influentes n’étant pas de la partie.

Secteur “Young Galleries”
Le secteur “Young Galleries” réservé aux plus jeunes marchands recèle une petite trentaine d’exposants. Parmi eux, les Bruxellois Christian Drantmann et Jan Mot, ainsi que la Liégeoise Nadja Vilenne. On note également la venue dans cette zone de la galerie espagnole Senda-Espai 292. À côté de ces galeries confirmées, cette section accueille la première participation de galeries encore peu connues.

Inaugurée l’année dernière dans le but de donner du sang neuf à la foire, la plate-forme “Exciting” (calquée avec modestie et maladresse sur les “Art Statements” de la Foire de Bâle) avait pour sa première édition déçu. Censée mettre en exergue des expositions personnelles d’artistes encore peu en vogue auprès du grand public, cette édition ne promet pas de grandes découvertes. Citons cependant le “one-man show” de Benoit Platéus à la galerie Baronian, celui de Annelies Strba à la galerie Simoens, celui de Jan De Cock chez Fons Welters et l’accrochage de Felten-Massinger chez Orion Art.

Malgré son extension et la venue de visiteurs de plus en plus nombreux (on attend cette année environ 25 000 personnes, collectionneurs, amateurs, conservateurs...), la Foire d’art contemporain de Bruxelles, qui n’a d’autre pareil dans le plat pays, demeure une manifestation relativement intime, à échelle humaine, agréable à visiter et, de par l’absence des artistes les plus chers de la scène contemporaine, reste une foire abordable.

- ART BRUSSELS, du 2 au 6 mai, palais 3 et 4 du Heysel, place de Belgique, Bruxelles, tlj du 2 au 5 mai de 12h à 20h et le 6 mai de 12h à 22h ; entrée : 9 euros, catalogue, 12 euros. Renseignements : 32 2 402 36 66 ou www.artexis.com

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°147 du 19 avril 2002, avec le titre suivant : La foire Art Brussels fête sa vingtième édition

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