Amsterdam

La collection Ritman à tous vents

Le collectionneur néerlandais se sépare de ses trésors

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 2 avril 2010

La collection de Joost Ritman est dispersée par Sotheby’s, Noortman et Artemis : 122 eaux-fortes de Rembrandt et 25 toiles de maîtres hollandais de l’Âge d’or, mais aussi des bijoux, des antiquités, des tapis, etc. L’orfèvrerie hollandaise et flamande des XVIe et XVIIe siècles sera vendue par Sotheby’s, le 16 mai à Genève. En revanche, la bibliothèque comprenant 16 000 livres hermétiques – Ritman est un des chefs spirituels du \"Lectorium Rosicrucianum\", une des branches de la fraternité de la Rose-Croix – a été interdite à l’exportation par le ministère de la Culture néerlandais.

AMSTERDAM - La somme que Joost Ritman a dû débourser, depuis 1975, pour l’ensemble de ses acquisitions est estimée à 81 millions de florins. Mais en 1990, sa banque a souffert des répercussions de la guerre du Golfe sur le trafic aérien (la société familiale dont Joost Ritman a hérité est spécialisée dans la fabrication de vaisselle jetable pour les compagnies aériennes) et s’est trouvée contrainte de fusionner avec les services financiers de la poste pour former une nouvelle société, le groupe bancaire ING – qui vient de renflouer la banque anglaise Barings.

Après cinq ans de négociations, les deux partenaires ont convenu de vendre la collection d’œuvres d’art et de la diviser en cinq lots : les toiles, les eaux-fortes de Rembrandt, la verrerie, l’orfèvrerie et les tapis d’Orient. Noortman s’est proposé de vendre les toiles, Artemis les eaux-fortes, et Sotheby’s les autres collections (lire JdA n° 13, avril).

Les pièces les plus rares de la collection ont déjà commencé à être mises en vente par Sotheby’s. Ce fut le cas pour la verrerie (6,8 % de la valeur de l’ensemble des collections) en novembre dernier, et à partir du 16 mai, à Genève, ce sera au tour de l’orfèvrerie ancienne – hollandaise et flamande – qui représente environ 17 % de la valeur totale des collections.

Les estimations les plus hautes concernent les pièces du XVIIe siècle, commandées en l’honneur de municipalités, de milices ou de guildes. En tout, une centaine d’objets de toutes formes, en argent et en or, ont été rassemblés.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°14 du 1 mai 1995, avec le titre suivant : La collection Ritman à tous vents

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque