Dimanche 24 janvier 2021

Art contemporain

La collection Guerlain fêtée

Les photographies du couple de collectionneurs ont exalté le marché, dans un contexte sans surprise

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 12 novembre 2009 - 541 mots

PARIS - Avec à peine plus de la moitié de lots vendus et malgré un beau rattrapage sur les prix des lots adjugés, les résultats ont été mitigés pour la vente de prestige d’art contemporain du 24 octobre, dirigée par Arnaud Cornette de Saint Cyr à Drouot-Montaigne.

Si le tableau de Jean-Michel Basquiat, VNDRZ (1982), est parti à son estimation haute pour 1,3 million d’euros, trois portraits de société par Andy Warhol, Pia Zadora (1983), Lola Jacobsen (vers 1980) et Jean Cocteau (1985), estimés autour de 200 000 euros, n’ont pas trouvé preneur. Pas plus que Dicaprin (2007), vernis laqué sur toile de Damien Hirst, estimé 350 000 euros. La demande a en revanche été soutenue pour La Grande Ours (vers 1960), assemblage signé Joseph Cornell, partie à 150 000 euros ; pour un Stabile-Mobile (1968) d’Alexander Calder, vendu 281 000 euros ; et pour Péril jaune (1968), une résine peinte de 2,72 m de hauteur, pièce unique de Niki de Saint Phalle adjugée 545 000 euros, soit le quatrième prix pour une sculpture de l’artiste. Les plus belles batailles d’enchères ont porté sur Laura (2006), grande huile sur toile de Philippe Pasqua emportée pour 62 500 euros, au double de son estimation haute, et sur Nous ne sommes pas les derniers (1970), rare acrylique sur toile de Zoran Music, envolée à 225 000 euros, soit deux fois et demie son estimation haute.
Le même jour, la première vente d’art arabe et iranien d’Artcurial n’a pas décollé, restant à mi-chemin des espérances en termes de volume et de valeur. La maison de ventes a tout de même qualifié ces résultats d’« encourageants », s’adressant à une clientèle nouvelle d’acheteurs du Moyen-Orient. Les trois plus beaux prix de la vacation sont revenus à Calligraphie, chiffres (2003), peinture à l’huile et à la feuille d’or de Farhad Moshiri de la collection Laal, vendue 77 400 euros ; à Hameh (2008), peinture calligraphique de Mohamad Ehsaie, cédée à 57 500 euros (75 % de son estimation basse) ; et à Standing Heech (2007), sculpture en bronze de Parviz Tanavoli, adjugée 52 300 euros sans surprise.
Pour sa fraîcheur, sa sincérité et ses petits prix, la collection Florence et Daniel Guerlain de photographies contemporaines a pour sa part fait mouche auprès d’un public d’amateurs entraînés par la dynamique de la FIAC (Foire internationale d’art contemporain). Les prix ont doublé pour des portraits par Jean-Baptiste Huynh ou par Valérie Belin ; de même Wedding 3 (1993) de Gotscho, qui illustrait la couverture du catalogue, est parti à 8 300 euros, au double attendu. Les photos de Kimiko Yoshida ont créé la surprise, telle La Mariée divine en oraison, autoportrait (2003), qui s’est envolée à 24 000 euros, soit dix fois son estimation.

ART CONTEMPORAIN, SVV MILLON-CORNETTE DE SAINT CYR
Estimation : 5 millions d’euros
Résultats : 4,3 millions d’euros
Nombre de lots vendus/invendus : 51/43
Lots vendus : 54 %

ART MODERNE ET CONTEMPORAIN ARABE ET IRANIEN, ARTCURIAL
Estimation : 1,1 million d’euros
Résultats : 657 000 euros
Nombre de lots vendus/invendus : 53/65
Lots vendus : 45 %
COLLECTION FLORENCE ET DANIEL GUERLAIN, ARTCURIAL

Estimation : 400 000 euros
Résultats : 520 000 euros
Nombre de lots vendus/invendus : 65/27
Lots vendus : 70 %

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°313 du 13 novembre 2009, avec le titre suivant : La collection Guerlain fêtée

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