Mercredi 12 décembre 2018

Dorotheum

Jubilé viennois !

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 2 août 2007 - 455 mots

La maison autrichienne fête son tricentenaire par une série de ventes de prestige.

 VIENNE - La maison autrichienne Dorotheum souffle ses 300 bougies cette année. Avec 400 employés, des bureaux de représentation à Milan, Bruxelles, Düsseldorf, Munich et Prague, 600 ventes annuelles dans plus de 40 spécialités et 89 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006, l’auctioneer viennois se place à la première place en Europe germanophone. Le 24 avril, une vente de tableaux anciens inaugurera une série de vacations prestigieuses « spécial jubilé ». S’ensuivra le 25 avril une sélection de mobilier, objets d’art et bijoux.
Parmi la centaine de toiles triées sur le volet, Un concert d’oiseaux, daté 1670, peint par le Hollandais Melchior de Hondecoeter – surnommé « le Raphaël des peintures d’animaux » – a été estimé 70 000 à 120 000 euros. Il provient de la collection de la comtesse Elisabeth Nostitz et, fait rare dans l’œuvre de l’artiste, il est signé. L’autre tableau vedette est la Lucretia de Guido Cagnacci, peintre baroque de l’école de Bologne qui travailla à la cour de Vienne. Venant d’une collection privée allemande, il est estimé 80 000 à 120 000 euros. Conservé depuis un demi-siècle dans une collection anglaise, un Paysage de dunes avec de grands arbres, signé Jan Wynants, daté 1671 et estimé 60 000 euros, fait partie des pièces les plus prometteuses. De même que Le Jugement de Pâris, copie de la célèbre toile perdue de Giorgione par l’artiste flamand David Teniers, estimée 40 000 euros, et l’Homme au bandeau, identifiée comme « une excellente œuvre de l’école de Rembrandt, créée vers 1651 » et estimée 40 000 euros. Deux natures mortes hollandaises, l’une par Jacob Rootius et l’autre par Joris Van Son, estimées autour de 60 000 euros chacune, ne dépareillent pas la sélection.

Rares sculptures
La sculpture est à l’honneur de la vente de mobilier avec un rare Christ sur la croix en bois sculpté et peint, vers 1490, par Giuliano Da Sangallo, estimé 600 000 euros, et un buste en terre cuite par Benedetto Da Maiano, maître majeur du début de la Renaissance florentine. Réalisé vers 1474 et estimé 350 000 euros, il représente le grand marchand Pietro Mellini. Parmi les multiples découvertes de la vente, notons encore un salon Louis XVI, réalisé à Paris vers 1770-1780, composé d’un canapé et de dix fauteuils recouverts de tapisserie d’Aubusson, ayant appartenu à la reine du Portugal Amélie d’Orléans ; l’ensemble est estimé 170 000 euros. Les ventes jubilaires se poursuivront en mai, notamment avec l’art moderne et contemporain ainsi que les arts décoratifs du XXe siècle.

TABLEAUX ANCIENS et OBJETS D’ART, MOBILIER ET BIJOUX, vente les 24 et 25 avril, palais Dorotheum, Dorotheergasse 17, Vienne, tél. 43 1 515 60 570, www.dorotheum.com

DOROTHEUM VENTES

- Expert : Peter Wolf (tableaux anciens), Ulrich Prinz (mobilier et objets d’art), Ursula Rohringer (verrerie et porcelaine), Hans Jörg Erler (sculptures), Herbert Jetzinger (bijoux) - Estimation : 3,2 5,3 millions d’euros - Nombre de lots : 96 409

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°257 du 13 avril 2007, avec le titre suivant : Jubilé viennois !

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