Groussay à la mode de Beistegui

L'ŒIL

Le 7 juillet 2008

Plus de 2 000 lots, cinq jours de vente sur place, l’association de Sotheby’s avec les commissaires-priseurs parisiens Poulain et Le Fur, l’ombre de Charles de Beistegui et de la vie mondaine des années 50 : beaucoup d’ingrédients sont réunis pour que la dispersion de l’ameublement du château de Groussay attire l’attention de la presse et des acheteurs de toutes nationalités. Aménagé pendant la guerre de 1939-1945, Groussay a été entièrement remanié par Charles de Beistegui, un esthète passionné de décoration. Mélangeant avec art les trouvailles architecturales, les pièces précieuses et les objets décoratifs de moindre prix, il a créé une atmosphère des plus particulières. Ainsi trouvera-t-on de nombreuses babioles, à partir de 800/1 000 F, juxtaposées à des meubles et objets d’art de grande qualité, certains estimés entre 1 et 2 MF. Parmi eux figurent un bureau plat de Leleu en ébène et bronze d’époque Transition (1,5/2 MF), et une paire de cabinets en ébène fin XVIIIe attribués à Étienne Levasseur (1/1,2 MF).
Tableaux, dessins, gravures et aquarelles de toutes époques et de tous styles tapissaient les murs de Groussay. Dans le salon hollandais se trouvait notamment un panneau du peintre flamand Willem van Haecht, actif au début du XVIIe siècle, représentant l’atelier d’un peintre orné de tableaux où l’on reconnaît entre autres un Titien, un Van Dyck et un Rubens (2/3 MF).

MONFORT L’AMAURY, Château de Groussay, rue de Versailles, Mes Poulain-Le Fur, 2-6 juin. Renseignements chez Sotheby’s Paris, tél. 01 53 05 53 05.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°507 du 1 juin 1999, avec le titre suivant : Groussay à la mode de Beistegui

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque