Samedi 15 décembre 2018

SVV Beaussant-Lefèvre

Fonds d’atelier

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 6 février 2004 - 530 mots

Des dessins de Gustave Doré, Léon Lhermitte et René-Xavier Prinet sont proposés le 11 février à Drouot.

 PARIS - Le 11 février à Drouot, la SVV Beaussant-Lefèvre présentera une vacation de 200 lots dont les 150 premiers numéros sont issus de trois fonds d’artistes réunis à bon escient (Gustave Doré, Léon Lhermitte, René-Xavier Prinet). « Cela donne une sympathique vente thématique centrée sur le dessin. Tout est à vendre sans prix de réserve. Ce sont des choses de qualité et nous avons été prudents sur les estimations », observe l’expert Agnès Sevestre-Barbé. Voilà qui devrait ravir les amateurs de papier : en l’occurrence le bibliophile collectionneur d’ouvrages illustrés pour Doré et Prinet, et des acheteurs se laissant emporter par leurs coups de cœur pour Lhermitte. Parmi les 24 pièces de Gustave Doré (1832-1883) qui débutent la vente, s’impose un dessin à l’encre et au crayon « d’une qualité extraordinaire », insiste l’expert, figurant une Tête de Christ à la couronne d’épines et estimé 4 000 euros.
La pièce phare reste un lavis d’encre rehaussé de gouache, Hommage aux vainqueurs, estimé 8 000 euros. Trois sculptures de l’artiste clôturent ce premier ensemble : Nu allongé et Amour, un petit bronze signé estimé 2 500 euros, La Parque et l’Amour, une épreuve en terre cuite signée et estimée 1 500 euros et, surtout, l’amusant Saute-mouton, un chef-modèle vers 1880 illustrant un chevalier en armure enjambant un moine en robe de bure, un bronze patiné, signé et estimé 3 000 euros. « Doré s’est mis tardivement à la sculpture. C’est au Salon de 1877 qu’il se présente pour la première fois officiellement comme sculpteur. Aussi s’agit-il de pièces assez rares », relève l’expert.
Le fonds René-Xavier Prinet (1861-1946) constitue le plus gros morceau. Seront offertes au public une centaine de dessins estimés de 100 à 700 euros dont des études préparatoires pour des tableaux sur les thèmes chers à l’artiste comme Cabourg, des musiciennes ou des danseuses. Notons une Femme au rocking-chair, un dessin au lavis d’encre rehaussé de sanguine et au crayon noir, estimé 300 euros ; une Étude pour « La Bibliothèque » au fusain et à l’estompe, estimée 350 euros, dont la peinture définitive a été exposée au Salon des Tuileries en 1924, ou encore une Étude pour « Le Goûter sur l’herbe », estimée 600 euros, dont le tableau a été peint durant l’été 1923 à Bourbonne-les-Bains.
Dans une même fourchette de prix sont à saisir une trentaine d’œuvres provenant de commandes d’illustrations des livres L’Enchantement et Maman Colibri (1904) de l’auteur dramatique français Henry Bataille. « Ce sont des dessins au fusain ou au crayon, extrêmement aboutis (comparativement aux scènes de plages ou de nus aux traits plus déliés), parfois rehaussés de gouache blanche et souvent légendés », précise Agnès Sevestre-Barbé. Enfin, une vingtaine de dessins de Léon Lhermitte (1844-1925), des études de scènes bretonnes pour la plupart, estimée 100 à 1 000 euros pièce, auront très certainement la faveur des amateurs.

DESSINS, ESTAMPES ET SCULPTURES

Le 11 février, Drouot-Richelieu, SVV Beaussant-Lefèvre, tél. 01 47 70 40 00, expert : Agnès Sevestre-Barbé, tél. 01 42 89 50 20, exposition publique : le 10 février 11h-18h, le 11 février 11h-12h, www.beaussant-lefevre.auction.fr

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°186 du 6 février 2004, avec le titre suivant : Fonds d’atelier

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