Dimanche 25 février 2018

Contemporains

Le Journal des Arts

Le 11 mars 2010

Christie’s offrait le lot le plus cher, Number 1, 1952 de Jackson Pollock, mais Sotheby’s avait su rassembler les peintures les plus intéressantes, dont Emeralds de Roy Lichtenstein.

NEW YORK - Le 14 novembre, chez Christie’s, tout s’est joué sur la vente de deux tableaux : Number 1, 1952 de Jackson Pollock (estimation 5 millions de dollars), l’une des rares drip paintings restant dans des collections particulières, et The World II, 1954, de Barnett Newman (estimation de 3 à 4 millions de dollars), mis en vente par Reinhard Onnasch. Number 1, 1952 était confié aux enchères par l’ex-président de CBS, Frank Stanton. Restant au-dessous de l’estimation basse (enchères à 3,2 millions de dollars), le tableau n’a pas été vendu. Christie’s a annoncé que la maison était en négociations avec des acheteurs potentiels.

The World II a été adjugé à Samuel Heyman pour 2,75 millions de dollars (13,4 millions de francs). Cet échec et ce succès ont influencé les résultats globaux : quarante-trois des soixante lots proposés ont été vendus, totalisant 14 533 050 dollars (71 millions de francs). Sacramento, Mall Proposal n° I, de Frank Stella et Now I, de Barnett Newman, sont restés parmi les invendus.

Le marchand Shigeki Kameyama proposait quatre lots : le Laocoon  d’Alexander Calder, estimé de 750 à 950 000 dollars, a été acquis par Eli Broad pour 900 000 dollars (4,4 millions de francs) ; une sculpture d’Isamu Noguchi (estimée de 100 à 150 000 dollars) est demeurée invendue ; Bacon and Eggs d’Oldenburg, estimé de 180 à 250 000 dollars, est parti à 260 000 dollars (1,2 million de francs) ; le Subway de George Segal a été adjugé 280 000 dollars (1,3 million de francs) à Neal Meltzer.

Chez Sotheby’s, le lendemain, le total s’est élevé à 19 890 000 dollars (97,2 millions de francs) avec 82 % de lots vendus et 89 % en valeur. Avec deux succès : la vente d’un pastel de Gorky, estimé de 200 à 300 000 dollars, adjugé 390 000 dollars (1,9 million de francs) à Larry Gagosian, et Scent of apricots on the fields, une huile du même artiste, estimée entre 2,5 et 3,5 millions de dollars, acquise pour 3,6 mil­lions de dollars (17,6 millions de francs) par Thomas Lee. Dans les deux cas, il s’agit du meilleur prix atteint aux enchères par ce peintre.

L’hiver de Jasper Johns
Parmi les œuvres Pop mises en vente, Emeralds de Roy Lichtenstein, estimée de 2 à 3 millions de dollars, a été vendue 1,6 million de dollars (7,8 millions de francs). Asher Edelman mettait aux enchères Winter, de Jasper Johns, qui fait partie d’une série illustrant Les Quatre Saisons et avait été acheté chez Leo Castelli en 1987 pour 650 000 dollars. La toile a été acquise sur enchère téléphonique par la galeriste de Santa Fe, Laura Carpenter, pour 2,8 millions de dollars (13,6 millions de francs).

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°20 du 1 décembre 1995, avec le titre suivant : Contemporains

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