Cliqué, adjugé

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 1 décembre 2000 - 354 mots

L’Institut d’études supérieures des arts (IESA) organise le premier mercredi de chaque mois une table ronde autour de l’art et des nouvelles technologies. La première qui a eu lieu le 8 novembre portait sur les ventes aux enchères d’œuvres d’art sur Internet.

PARIS - Le marché de l’art de la nouvelle économie s’organise. L’IESA a voulu faire le point en invitant à sa table ronde des sites spécialisés dans la vente aux enchères d’art. Premier constat : conçus sur un modèle “professionnels à particulier”, les sites offrent désormais à l’internaute des garanties solides. Les services de ventes "live" comme le Français www.eAuctionRoom.com et l’Américain www.Leftbid.com, c’est-à-dire qui retransmettent par vidéo les ventes en salle avec la possibilité d’enchérir en direct sur Internet, sont des plates-formes technologiques pour commissaires-priseurs et auctioneers du monde entier, une sorte de téléphone avec images. Avec www.iEncheres.com, les enchères commencent déjà sur le réseau avant la vente effective à Drouot. www.Nart.com, précurseur sur le net, et www.Collecties.com, récemment créé pour réunir par centres d’intérêt des communautés de collectionneurs sous la houlette de Me Pierre Cornette de Saint-Cyr, proposent à la fois des ventes d’art à prix fixe et des enchères “on line”, c’est-à-dire qui ont lieu uniquement sur le net, avec le concours de professionnels du marché. Enfin, www.Sothebys.com (pour le moment inaccessible pour l’internaute français) et www.Rossini.fr, de la maison de vente Rossini réunissant plusieurs commissaires-priseurs de Drouot, offrent des ventes aux enchères sur des thèmes de collection.

L’expérience acquise par ces sites montre que les tableaux, dessins, photographies, estampes, livres et aussi les secteurs de niches comme les affiches, les jouets, les monnaies et autres collectibles à faible valeur ont un brillant avenir sur Internet. Chez Sotheby’s, par exemple, certaines collections n’ont plus raison d’être vendues ailleurs que sur le site : timbres, presse-papiers ou encore memorabilia (objets de sport). Le frein au développement des ventes d’art virtuelles est plus d’ordre culturel – les jeunes générations surfent plus volontiers mais achètent peu –, ou lié au taux d’équipement qui suppose l’acquisition d’un matériel informatique suffisamment performant.

- Renseignements sur le calendrier IESA au 01 42 86 57 01

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°116 du 1 décembre 2000, avec le titre suivant : Cliqué, adjugé

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