Mercredi 24 octobre 2018

Cannes

Chabaud au top

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 30 juillet 2007 - 454 mots

Succès pour les œuvres fauves de la période parisienne du peintre.

 CANNES - Le 8 avril à Cannes, le commissaire-priseur Jean-Pierre Besch a tenu sa traditionnelle vente de prestige de Pâques de tableaux modernes et contemporains dans le cadre luxueux de l’Hôtel Martinez. Près de cinq cents personnes ont assisté à la vente et des collectionneurs européens et étrangers ont participé aux enchères, dont de nombreux Américains et Russes. Ils s’étaient déplacés pour plusieurs ensembles d’œuvres aux provenances alléchantes, dont une importante collection de quarante-cinq œuvres d’Auguste Chabaud comprenant quelques toiles de sa période parisienne fauve. « J’ai été étonné par l’audience de Chabaud qui reste un peintre provençal même s’il a été fauve », lance le commissaire-priseur. La Chanteuse de 1902 et Femme en bleu au comptoir peinte en 1909, deux huiles très hautes en couleur issues de la collection Henry Reboul et estimées 60 000 euros (le prix maximum en vente publique pour une peinture de la même période), ont suscité un très vif intérêt auprès des collectionneurs. La première a été enlevée pour la somme record de 143 000 euros par un acheteur russe qui s’est aussi offert pour 93 000 euros Les jardins de l’émir, grand tableau de 1926 signé Émile Othon Friesz, resté dans la même famille depuis 1931, estimé 40 000 euros. « C’est un collectionneur qui s’instruit et pose beaucoup de questions aux experts. Il vient depuis quatre ans à mes ventes avec son interprète. Comme beaucoup de mes clients, il veut des tableaux à pedigree », note Jean-Pierre Besch. La seconde peinture de la période fauve parisienne de Chabaud est montée à 77 440 euros. Et l’huile sur panneau L’Arabe et la moucaïre, toujours de Chabaud, a été vendue 59 570 euros.
Un très bel ensemble de seize œuvres de Jean Cocteau provenant pour la plupart de la collection privée de Jean Triquenot, artiste cannois ayant travaillé avec Cocteau à de nombreux décors, a également capté l’attention des amateurs. Il fallait compter 15 600 euros pour le bronze Les Cyclades, signé et numéroté ; 1 900 euros pour le dessin à la mine de plomb Triple profil  ou encore 1 550 euros pour Saint Georges terrassant le dragon, dessin au crayon bille exécuté sur le papier à lettres de la propriété Santo-Sospir à Saint-Jean-Cap-Ferrat où séjourna Cocteau.
Avant la vente de la mi-août, un autre de ses quatre rendez-vous d’exception en tableaux modernes et contemporains, la SVV Besch Cannes Auction a prévu cette année une nouveauté pour attirer une clientèle locale et de villégiature : une Garden Party à la Française, le 23 juillet dans les jardins du Grand Hôtel de Cannes. Cet été, la Croisette s’amuse.

Tableaux modernes et contemporains

- Expert : Marc Stammegna - Nombre de lots : 497 - Résultat : 1,2 million d’euros - Nombre de lots vendus/invendus : 251/246 - Lots vendus : 50,5 %

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°258 du 27 avril 2007, avec le titre suivant : Chabaud au top

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