Mercredi 24 octobre 2018

Céramique

Cazaux décolle

Camard raffermit la cote du céramiste Art déco.

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 2 août 2007 - 386 mots

Avec 106 lots sur les 127 pièces présentées, l’œuvre du céramiste et peintre Art déco Édouard Cazaux était la vedette de la vente du 23 mars à Drouot sous la houlette de la maison Camard & associés.

PARIS - Dix-sept pièces de René Buthaud et quatre lots de Jean Mayodon complétaient la collection de M. Daniel M. La vente, animée d’un public international d’amateurs d’Art déco et/ou de céramiques, a eu un beau succès, totalisant un million d’euros, le double de son estimation. Un vase balustre en grès de grand feu orné de six serpents stylisés (vers 1925), signé Cazaux, s’est envolé à 85 500 euros, un record pour l’artiste. Il était estimé 7 000 euros, un prix habituel pour Cazaux en vente publique. « Je suis content d’avoir contribué, par notre travail, à faire mieux connaître Cazaux, dont l’œuvre n’était pas en vogue et la cote non fiable », commente le spécialiste Jean-Marcel Camard. D’autres prix vont dans ce sens tel celui d’un haut vase en grès, à décor géométrique de damiers et de lignes peint émaillé anthracite sur fond de terre crue (vers 1925), estimé 18 000 euros, qui s’est vendu 55 000 euros, devant la famille de l’artiste assez émue. Quatorze autres enchères ont réalisé entre 12 000 et 38 000 euros.

Buthaud et Mayodon
Des prix soutenus ont aussi été enregistrés pour Buthaud et Mayodon à l’instar de Hommage à Gauguin, un vase ovoïde par Buthaud en faïence (vers 1925-1930), décoré de deux Tahitiennes en émail chocolat, noir et beige sur fond beige frotté de turquoise, acquis par un particulier européen sur un record mondial de 79 400 euros. Et un vase ovoïde de Mayodon en faïence, daté de la fin des années 1920, décoré d’antilopes vert émeraude nuancé de noir sur fond corail frotté d’or et estimé 10 000 euros, a été adjugé 46 400 euros. In fine, environ 20 % de la collection est partie aux États-Unis. Les nombreux achats français et européens témoignant de l’intérêt pour les pièces de céramique des années 1920-1930, parmi lesquels de nouveaux acheteurs, prouvent que ce marché n’a pas encore atteint son sommet.

Daniel M.

- Expert : Jean-Marcel Camard
- Estimation : 470 000 euros
- Résultats : 1 million d’euros
- Nombre de lots vendus/invendus : 108/19
- Lots vendus : 85 %

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°257 du 13 avril 2007, avec le titre suivant : Cazaux décolle

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque