Archéologie

BAAF repart à Bâle

Par Armelle Malvoisin · Le Journal des Arts

Le 18 novembre 2005 - 551 mots

La Basel Ancient Art Fair a repris le flambeau de l’ex-salon suisse Cultura en se recentrant sur les antiquités et l’archéologie.

BÂLE - La 2e édition de BAAF (Basel Ancient Art Fair), nouvelle foire consacrée à l’archéologie du bassin méditerranéen et proche-orientale, s’est tenue du 4 au 9 novembre dans l’enceinte du Wenkenhof, une élégante résidence baroque situé à Riehen, près de Bâle (Suisse). Nouvelle ? Pas tout à fait. Elle est la suite logique de deux salons internationaux d’antiquaires qui ont successivement tenté une percée à Bâle : Tefaf Basel (1995-1998) et Cultura (1999-2003). BAAF naît dans la foulée en 2004 à l’initiative de deux marchands, Robert Bigler, installé à Zurich, et Vincent Geerling, de la galerie Archéa Ancien Art à Amsterdam. « Avec la section intitulée “Arts antiques et cultures anciennes”, l’archéologie était le domaine le plus fort à Cultura. Nous ne voulions pas d’interruption, rapporte Robert Bigler. À BAAF, le nombre de places est limité à quinze exposants de renommée internationale qui sont tous membres de l’International Association of Dealers in Ancient Art (IADAA) et obéissent à un code d’éthique strict concernant l’authenticité et la provenance des objets qu’ils vendent. Le niveau est élevé.”

Pas d’exposant français
Environ 2 000 institutions et collectionneurs européens ainsi que quelques Américains se sont déplacés pour ce rendez-vous archéologique qui n’a pas attiré d’exposants français. L’antiquaire bâlois David Cahn a cédé deux de ses plus beaux morceaux, à savoir un torse de Vénus romain en marbre (fin du Ier siècle av. J.-C.-début du Ier siècle apr. J.-C.) et une tête romaine en marbre figurant un dieu des rivières sculpté vers 160 après J.-C. Un autre marbre romain provenant d’une collection suisse a été vendu 26 000 euros chez la galerie Günter Puhze Gmbh de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne). Plusieurs idoles du Proche-Orient ont été cédées dans une fourchette de prix allant de 10 000 à 15 000 euros par Bernd Gackstätter de l’Antiken-Kabinett (Francfort), et un marbre Kilia-idol d’Anatolie a été acquis pour 5 540 euros par un particulier européen à la galerie Royal-Athena de New York, unique participant américain. De nombreuses pièces de l’ancienne Égypte ont trouvé preneur à BAAF, telle une statuette du Moyen-Empire (XIIe dynastie) sculptée dans une pierre noire très dure et représentant un haut officier couvert d’un manteau drapé. Le vendeur, la galerie genevoise Sycomore Ancient Art, participait pour la première fois au salon.
Le marchand londonien Rupert Wace affirme avoir vendu à l’issue de la soirée du vernissage une dizaine de pièces d’un haut niveau de prix à de nouveaux clients dont un exceptionnel masque polychrome de momie en stuc peint figurant un jeune homme (IIIe siècle-Ier siècle avant J.-C.), lequel a été emporté par un amateur hollandais pour 45 500 euros.
Le Musée des antiquités de Bâle a acheté une rare statue égyptienne en quartzite du Nouvel Empire représentant un cochon ainsi qu’un vase funéraire en bois stuqué et peint, imitant la pierre, également du Nouvel Empire, chez Robert Bigler. Un autre musée européen a réservé la pièce phare de ce stand, soit le buste en quartzite d’une princesse égyptienne du Nouvel Empire datant de 1470 avant J.-C., ce pour un montant à six chiffres.

BAAF

- Spécialités : antiquités classiques greco-romaines et égyptiennes, archéologie du Proche-Orient - Nombre d’exposants : 15 - Nombre de visiteurs : 2 000

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°225 du 18 novembre 2005, avec le titre suivant : BAAF repart à Bâle

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