Aubertin et Rancillac en rouge

Par Henri-François Debailleux · Le Journal des Arts

Le 8 avril 2015 - 207 mots

PARIS - Réunir dans une même exposition Aubertin et Rancillac relève du mariage de la carpe et du lapin.

Le premier, qui fut membre du groupe Zéro, a travaillé avec des clous, du feu, est abstrait et militant du monochrome rouge ; le second est un membre fondateur de la Figuration narrative. De la même génération, ils sont surtout de vieux camarades. « On a passé le concours pour être prof de dessin, et nous n’avons été prof ni l’un ni l’autre, heureusement d’ailleurs », indique Bernard Rancillac. Ils se sont retrouvés, quarante ans plus tard, à l’initiative d’un couple de collectionneurs, Dominique et Daniel Payan, pour l’exposition présentée à la galerie Jean Brolly. Le rouge étant à Aubertin ce que le bleu fut à Klein, sont donc accrochés ici des monochromes ainsi qu’une suite de Petits Livres rouges brûlés. Ils répondent à une quinzaine de tableaux de Rancillac, parmi lesquels une toile de près de 10 m de long, composée de panneaux rouges, reproduisant des idéogrammes jaunes qui signifient « Vive la révolution populaire de Chine ». « Lorsque je suis allée en Chine, en 1987, je me suis aperçu que j’étais le dernier maoïste, ou ceux qui l’étaient n’osaient pas le dire », plaisante Rancillac.

« Bernard Aubertin, Bernard Rancillac, de rouge à rouge », jusqu’au 9 mai, Galerie Jean Brolly, 16, rue de Montmorency, 75003 Paris, tél. 01 42 78 88 02, www.jeanbrolly.com

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°433 du 10 avril 2015, avec le titre suivant : Aubertin et Rancillac en rouge

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